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- Accords perdus # 6 © avril 8 2017

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- Tu attendais le bonheur de ta tablette, il ne s’est pas pointé longtemps. Tu l’attendais aussi de ton cinéma maison. Quelques jours et tu redeviens taciturne. Ta nouvelle Mercedes t’enchante ? 1 mois après, elle est intégrée au rayon luxe. Ne l’attends pas de l’extérieur. Ton bonheur prend sa source en toi et se nourrit de ce qui compte vraiment pour toi et non pour ton voisin ou ton collègue ou ton patron !

- Quand notre soi-disant démocratie va-t-elle nommer des rues autrement qu’en l’honneur des notables, avocats, médecins, hommes d’affaires et autre brigands ? Quand un ouvrier ayant perdu la vie au travail à cause de la négligence de son patron sera-t-il honoré autrement que par le versement de rente de veuve ? Quand la femme qui a cru bon avorter et a perdu son bébé et sa propre vie aux mains d’un médecin charlatan sera-t-elle honorée autrement que par le dégoût des gens d’église et autres « bonnes gens » ? Ce n’est pas demain le jour que cette démocratie appartiendra vraiment au peuple qui supporte courageusement et silencieusement son élite parasite. 

- Une des tendances que je déteste le plus est le jansénisme et la fabrication des dévotEs incapables d’apprécier la sexualité à sa juste valeur. Pendant qu’ils brimaient leurs « ouailles », les curés s’adonnaient souvent à leurs propres dépravations sexuelles et autres.

- Les grandes amitiés sont souvent le terrain pour de grands froids…

- La nature est très forte mais elle a fait une erreur majeure : laisser les humains se développer. Non contents de se détruire entre eux, ils vont la détruire et eux-mêmes du coup.

- La preuve que le téléphone intelligent ne rend pas intelligent celui qui le possède, c’est que les bourreaux de l’état islamique, malgré leur prêches d’idées du 7e siècle, en ont tous un…Faut croire qu’allah est grand mais…pas assez pour leur mettre du plomb dans la tête ! Hooonn ! J’ai blasphémé, moi !

- Je propose le prix Babel pour le gouvernement libéral de couillard. Ils ne se comprennent plus et quand ils font des déclarations, il n’y a rien à y comprendre.

- Si la tendance se maintient, je prédis que le petit premier ministre cool va se transformer en homme hérissé qui va grogner et montrer son vrai visage devant les oppositions aux pipelines de ses amis pétroliers. On gage ?

- De règne libéral à règne libéral en passant par un entre-règne péquiste avorté, mon indignation ne fait qu’augmenter jusqu’à prendre des airs de bombe à l’hydrogène. [non sergent, ne t’inquiète pas, je n’ai pas encore le secret de fabrication…]

- Quand gronde une émeute aux États-Unis, il y a souvent du pillage. Toi, quand l’émeute éclate et que tu t’y trouves, pilles-tu ? Non. Tu pilles quand tu es en manque de l’essentiel ou que ton pays ne te permet pas de posséder ce qui est considéré comme essentiel. Ce qui me mène à dire que le fossé des classes sociales est immense là-bas et ici aussi d’ailleurs.

Espoirs ! mars 20 2017

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Ah s’il fallait qu’on m’enterre avec tous mes espoirs déçus ou laissés en plan, la forêt boréale serait trop petite. C’est pourquoi j’ai choisi la crémation.

Les disparuEs mars 19 2017

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Les éclaboussures du temps me pèsent
Mais ce n’est rien à côté des camarades, des collègues

Qui entrent en rade pour la dernière virée.

C’est triste et lourd à porter

Ces disparitions subites, ces arrêts permanents

Ces voyages sans retours au détour d’une vie bien remplie.

Adieux mes amiEs. On ne se reverra plus…

Ce dernier mouillage me laisse désolé.

Nous sommes tous ! La clé pour faire la paix. novembre 26 2016

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« On se lance dans toutes les batailles en sachant qu’on va combattre son propre moi. » Annabel Lyon, Le juste milieu, Traduit de l’anglais [The Golden Mean] (Canada) par David Fauquemberg, Alto, 2009, ISBN 978-2-923550-77-0, Chapitre trois.

Le mot du jour novembre 24 2016

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Sur la scène du théâtre politique québécois, il y a plein de mauvaisEs comédienNEs, beaucoup de cabotinEs et de menteurEs. Un vrai défi de trouver des personnes sincères dans ce nid de couleuvres.  

- Poussière de cosmos #7 © octobre 21 2016

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- En ce 17e jour d’août 2016, j’en suis rendu à entendre ma 9e cigale ! La comptabilité estivale entomologique ! Heureuse ! Mise à jour au 19 septembre : j’en ai entendu une dizaine de plus. Gros été ! :-)

- Une flotte de nuages pacifiques glisse majestueusement vers le sud en cet après-midi du 22 août 2016.

- Une pomme par jour tient le toubib loin des alentours !

- En vivant ta vie, il y a des moments majeurs, fondateurs, propulseurs, tournants. Je crois que je n’ai pas eu le bonheur de tous les percevoir. C’est sans retour. Je l’aurai au moins su avant de mourir !

- Je vis presque comme un prince consort mais je ne sors pas beaucoup.

- J’apprends, ce matin du 24 septembre 2016 qu’il existe un mouvement anglophone pour l’indépendance du Québec qui regrouperait une cinquantaine d’Anglos québécois. Je dis trois fois hourra ! L’indépendance sera ainsi en partie dé-ethnicisée ! Jennifer Drouin, prof de littérature originaire de la Nouvelle-Écosse était porte-parole. Madame, je vous aime déjà ! ♥♥

- L’humain est la meilleure machine auto correctrice que je connaisse.

- J’ai lu quelque part qu’Alexandre Dumas a beaucoup pleuré à la mort de Porthos, son propre personnage ! Ça me rassure moi qui pleure tant à la lecture de romans tristes !

- Propos dialectiques : tout ce qui est au bord peut tomber et tout ce qui est au milieu peut glisser vers le bord. Aussi, tout ce qui est au-dessus du niveau de la mer peut glisser dans la mer !

- J’habite en doutesie. Ne me demandez pas de vous faire confiance si vous ne me faites pas confiance !

- Je rêve d’un premier jour de la semaine qui n’aurait qu’un manche et non dix ! ;-)

- Le vieillissement c’est comme apercevoir de mieux en mieux l’horizon de notre propre vie. Avant ça, nos yeux sont prisonniers ou captifs des obstacles qui obstruent notre vue. Là, la limite objective de notre vie nous tend les bras et nous n’avons d’autre choix (pour le moment) que de nous laisser accueillir plus ou moins rapidement selon divers facteurs. Si les étoiles meurent, pourquoi pas nous ? :-)

- Je viens de terminer la lecture du recueil de nouvelles d’Anne Hébert, Le torrent. Tous les textes ne sont pas faciles à saisir. L’auteure joue du symbolisme et du fantastique mais aborde aussi des thèmes majeurs comme l’influence indue de la religion sur la société (années ’50), la lutte des classes sociales, à Québec, avec les oppositions Basse-Ville et Haute-Ville. La dernière nouvelle aborde la grande pauvreté. C’en est déchirant. Sa prose est souvent belle, magistrale côté nature. Mes deux préférées : L’ange de Dominique et Le grand mariage. J’ai bien aimé et j’ai hâte de lire ses romans (Kamouraska, Les fous de Bassan, etc.). Je sais bien ! Je suis très en retard !  ;-)

Hurtubise, 1963, 2011, ISBN : 978-2-89647-579-7 (version numérique PDF 2011).

Le silence des agneaux octobre 2 2016

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Comme dans le film, le peuple reste silencieux le plus souvent devant les attaques prédatrices des classes dirigeantes internationales et locales. Une révolution mondiale et locale seraient appréciées ! ♥

- Accords perdus # 5 © septembre 28 2016

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- Le collège classique devait former des élites honnêtes et compétentEs. Pourquoi alors tant d’escrocs en sont-ils sortis ? Y a-t-il un lien entre cette réalité et celle que le collège nous offrait Cicéron comme un grand homme ? Or Cicéron s’est approprié illégalement de très nombreuses résidences en défendant des clients. Il n’avait pas le droit d’exiger paiement. Il a trouvé une façon d’être payé malgré tout en biens immobiliers. Il est devenu richissime. Parallèle à remarquer ?

- Des promoteurs pensent créer un village villégiature pour les gens qui aiment le risque : dès votre débarquement à l’aérogare local, des bombes sautent tout autour de vous. En chemin vers votre bungalow, c’est la même chose. Il y a même un avion qui fonce sur votre véhicule en tirant de la mitrailleuse lourde. Vous voyez des arbres tomber sur la route derrière le véhicule que vous conduisez. C’est super (croient-ils). En pleine nuit, des grenades sont lancés à votre porte, etc. Il n’y a pas de place libre avant 2022 ! Réservez aujourd’hui !

- Mes vœux pour la deuxième partie de l’année 2016 ? Que le premier ministre arrête de prendre ses poisons constitutionnels et anti-conceptuels. Ce serait un bon départ. Le meilleur départ serait, par contre, le sien !

- Avis à ceux qui voudraient un pays sans gouvernement qui se respecte : allez voir ce qui arrive avec les déversements de produits toxiques, radiologiques, atomiques et autres merdes. On en retrouve partout dans l’environnement. C’est vraiment ça que vous voulez ? Ben allez-y où ça se passe et foutez-nous la paix, bandes d’imbéciles heureux. Allez vous faire empoisonner vous et vos descendants.

- Je suis encore sidéré. Je reviens de la bibliothèque de Saint-Lambert où j’ai demandé à la préposée au comptoir pourquoi je ne trouvais plusieurs des films dont j’avais la cote après avoir perdu du temps à les chercher en ligne. Réponse : cette section est un fouillis. Les gens replacent les films n’importe comment ! Il y a même des vols… :-(
Je vois que la notion de bien public est très amochée même dans une ville pacifique et généralement calme. Il y a des voleurs et des asociaux partout faut-il croire, même chez les mieux nantis…

- Je suis opposé à toutes les religions et les sectes et ceux et celles qui s’en servent pour exploiter la crédulité des masses mais je ne suis pas opposé aux personnes qui sont accrochées à ces parasites. Sauf que je n’aime pas écouter leurs divagations sur dieu et ses bontés.

- Je suis très déçu quand je vois le matin les bouchons de voitures massées en file indienne pour monter sur les ponts reliant les rives à Montréal. Dans un pays aussi immense que le Québec, ce phénomène est insensé. Les difficultés du travail ne sont-elles pas suffisantes pour avoir à subir en plus le laisser-faire des politicienNEs qui se sont succédé à Québec depuis des décennies ? Je ne devrais pas être déçu. C’est le résultat de la pourriture des dirigeanTEs : par l’argent, par la folie des grandeurs, par la médiocrité ordinaire et autres. J’ai pu vivre ce phénomène aussi dans la région parisienne. Il y a aussi un facteur planétaire, sociétal, d’un monde qui a grossi trop vite, à l’ombre de l’insanité des classes dirigeantes.

 

Un livre choc sur la “gamique” de la chimiothérapie. septembre 28 2016

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Un nouveau livre de Josée Blanchette qui attaque la médecine prisonnière des multinationales du médicament. À lire !

http://www.leslibraires.ca/livres/je-ne-sais-pas-pondre-l-josee-blanchette-9782890777392.html

La dérive des jours de Jonathan Gaudet septembre 27 2016

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La Dérive des jours - JONATHAN GAUDET

Je viens de terminer ce roman de Jonathan Gaudet. C’est un suspense psychologique intense et angoissant. Je le recommande chaleureusement ! Une catastrophe se produit. Comment réagiront les membres d’une petite famille paysanne ? Gaudet maîtrise parfaitement sa prose et l’art de la description des éléments et des émotions. C’est un 5 étoiles pour moi !

- Notes sans portée #11 © septembre 19 2016

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- Je préfère encore le régime communiste (soi-disant) au régime alimentaire !

- En lisant un roman français se déroulant dans les années ’60 à Paris j’ai appris que la Ville faisait payer l’utilisation des chaises et des bancs dans les parcs publics. Je n’irai pas mettre ce roman dans les mains de nos maires qui cherchent par tous les moyens des sources de fonds pour compenser ce qu’ils doivent remettre aux salopards de la mafia. (Le roman : Le club des incorrigibles optimistes, Albin Michel, 2009.)

- Je déteste les religions menteuses au-delà de ce que vous pouvez imaginer. Cependant, il faut lui reconnaître qu’elle fut une inspiration puissante pour les compositeurs comme Bach, Haendel, Vivaldi, Mozart et tous les autres. Même si l’objet de l’amour est méprisable, il peut donner des chefs-d’œuvres merveilleux !  

- Je n’ai pas le goût des dignes dindons cette année ! Entendez-vous les cloches ?

- Avez-vous remarqué ? Les trottoirs neufs ne sont plus bordés de chaînes. C’étaient de grosses pierres taillées qui délimitaient bien trottoir et chaussée. Perte esthétique aussi. Les Français l’appellent bordure de trottoir.

- Comment se peut-il que les bébés dans le ventre de leur mère n’éliminent pas d’excréments ? Ils doivent éliminer autrement ?

- J’ai commencé à m’entraîner pour les olympiques célestes. Il paraît qu’il n’y aura pas de corruption, là-haut. Je vends des assurances anti-corruption, juste au cas…(écrit au moment des olympiques d’été de Rio…

- Face à la corruption ambiante : « Je ne pourchasserais pas de si criants abus ? Quelle matière plus tentante ? » Juvénal, Satires, page 8, Paris, Les Belles Lettres, 14ième tirage, 1996, 222 pages.

- Face à Barrette : «Et est mihi saepe uocandus ad partes, monstrum nulla uirtute redemptum a uitiis. » « Oui, je veux le prendre souvent à partie, ce monstre dont nulle vertu ne rachète les vices. » Juvénal, Satires, page 40, Paris, Les Belles Lettres, 14ième tirage, 1996, 222 pages.

- Aux avares, aux cupides, aux assoiffés de fortunes : « Ce n’est point pour vivre que tel ou tel grossit son patrimoine, mais, aveuglé par son vice, c’est pour grossir son patrimoine qu’il vit. »Juvénal, Satires, satire XII,  page 152, Paris, Les Belles Lettres, 14ième tirage, 1996, 222 pages.

- Pour accueillir trump, il fut lancer : « Ein folk,. Ein Ranch, Ein foureur !

- Étant allergique aux acariens, je vise la déportation et la mort des acariens. Je serai moins sauvage, brutal et méchant que les Anglais avec les Acadiens. Bon je sais, le rapprochement n’est que sonore…

Les olympiques du ciel. août 22 2016

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J’ai commencé à m’entraîner pour les olympiques célestes. Il paraît qu’il n’y aura pas de corruption, là-haut. Je vends des assurances anti-corruption, juste au cas…

- Poussière de cosmos #6 © de galaxie en galaxie. août 11 2016

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- La neige tombait des arbres comme des matelots quittant un navire en détresse. [neige de printemps]

- Au lieu de l’appeler intelligent, je devrais dire de mon téléphone qu’il a une personnalité multiple. Tour à tour il est téléphone, podomètre, lecteur de films, de vidéos, de livres, et combien plus ! Ceux qui l’ont conçu sont sûrement intelligents !

- Je me suis déconnecté de Facebook depuis le 25 juin. Nous sommes le 27 et j’ai encore des élans pour « aller voir sur Face… ». C’est un sevrage mais tellement plus facile que celui de la cigarette ! J

- Les journaux sont à la vie ce que les slogans sont à la philosophie. Ils prennent beaucoup de raccourcis et mènent à la dépression complète !

- Ce qui ne nous rend pas heureux nous tue à petit feu.

- Il pleut rarement quand je sors marcher à 4 :30 le matin. Je pense que le jour est dans son atelier à décider ce qu’il fera ce jour : du soleil, des nuages ou des nuages et de la pluie.

- Aux amateurs éperdus de foot, Je dis: “Allez vous faire foot !”

- Il y a les lois de la nature. Il y a aussi les lois de ma nature. Exemples ? Jamais je ne frapperai une femme, jamais. Sauf en cas d’agression dangereuse. Jamais je ne mangerai de dessert le matin. Ça ne m’intéresse pas. Les autres lois sont à connaître après rendez-vous !

- J’ai dit à un bon ami qui disait toujours vouloir se suicider que ça ne faisait pas très sérieux de vouloir s’accrocher à la barre de savon !

- Je n’aime pas beaucoup de parties lentes dans les œuvres baroques mais dans la vie je n’aime pas trop la vitesse intrépide. Allez donc me comprendre !  

- Lorsque tu termines un poulet BBQ, es-tu en état de graisse ? :-)

- En écoutant certaines musiques que j’adore, j’entre en transes quelques moments. Vivifiant, régénérateur !

- Avec le temps, j’ai remarqué, comme en amour, que lorsque je pèse sur un bouton de mon téléphone, je dois peser juste au bon endroit, juste le temps qu’il faut pour que le geste soit efficace. Dans d’autres domaines, la simple esquisse de gestes suffit, comme la feinte en sport, par exemple. Pas en ces matières !

- J’aime ce plaisir qui m’envahit quand je suis en train d’aller vers la fin d’un bon livre. Je sais que bientôt j’aurai à aller noter tout ça et m’en choisir un autre ! Lequel ? Je décide rarement d’avance ! 

- Bain de sens #3 © août 4 2016

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- Y a-t-il unE pilote sur la planète ? Non, alors elle va dériver jusqu’à sa mort. Notre mort.

- Le virtuel provient du même mot latin que la vertu ! De là à dire que nous sommes vertueux, il y a un pas à franchir que je ne franchirais pas ! ;-)

- Heureusement qu’il y a des écrivaines comme Gabrielle Roy pour donner poésie à des vies qui semblent vides et insensées à première vue. (Martha dans la nouvelle éponyme Un jardin au bout du monde.)

- CertainEs de mes amiEs perdent des amiEs d’enfance aux mains du cancer. Moi j’ai perdu un ami à cause de la corruption à Montréal…

- Il ne me reste que quelques mois à être un sexagénéreux ! Après je serai un septuadégénéré !

- Quand un objet est cassant, il faut en prendre soin; quand une personne est cassante, il faut s’en méfier. On dit que cette personne est dure ! Bizarre la langue !

- J’ai bien aimé consacrer ma vie au progrès social. J’aurais aussi adoré la consacrer à un musicien tel que J.S. Bach ! Même si parfois, il aurait été brutal…

- Peut-on être plus que ce que nous sommes devenus ? Plus que ce que la vie que nous avons vécu a fait de nous avec nos petits héroïsmes et nos petites lâchetés ?

- Le silence est à l’esprit ce que le jeûne est au corps : un bienfait. Dans les deux cas, on restreint les intrants.

- On se méfie tout le temps de l’arbre qui peut cacher la forêt; pourquoi ne nous méfions-nous pas de l’arbre ou de la forêt qui peut cacher l’horizon ?

- Et si cette aide à mourir dont on parle sur toutes les tribunes visait en fait l’humanité elle-même qui veut mourir sans douleur ? En continuant à consommer jusqu’à son dernier râlement.

- ça peut être glorieux comme combattre un feu de forêt mais on peut compter sur les doigts de la main ceux et celles qui ont été témoins de ton courage. C’est le genre de combat absurde mené contre les éléments dans l’anonymat total.

- Je n’ai jamais été de la graine de premier ministre.

- Le bonheur est à votre porte, allez voir.

- Si certains d’entre nous sont plus attirés et retenus par un quotidien bien orchestré et stable, ritualisé, c’est peut-être que nous n’avons pas tous et toutes la même proximité avec nos ancêtres néanderthaliens.

- J’en avais assez que mon quotidien soit ponctué par les rites barbares des islamistes. Je ne lis plus les journaux et quand je les parcours en diagonale je ne m’arrête pas sur leurs ignominies. Point barre.

- C’est ça, réfugiez-vous donc dans l’ellipse pour vous épargner de dire franchement ce qui vous tenaille. 

- Accords perdus # 4 © juillet 19 2016

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- Lorsque la loupe de la vérification générale s’éloigne d’eux certains retournent à leurs pratiques malsaines voir frauduleuses. Tout vérifier tout le temps revient trop cher. Embauchez donc du monde honnête ! #cynisme

- Définition de grand homme : homme trop ordinaire monté sur le conteneur de déchets de sa vie et des cadavres d’honnêtes gens accumulés avec le temps. Abuseur de femmes, le plus souvent. #cynisme

- Derrière chaque grand homme il y a, en général, beaucoup de cadavres…

- Drôle de pays où personne n’a le droit de déplacer un cadavre au cimetière mais on peut expulser des vivants pour plusieurs raisons souvent fausses. Signe de la valeur accordée aux humains ? Dit autrement, les possibilités légales pour déplacer un cadavre sont beaucoup plus restrictives que celles pour déplacer un vivant.

- La terreur homophobe, comme toute terreur, ne durera pas. Elle va tomber d’elle-même parce qu’elle est peur…Il faudra l’aider un peu à tomber je crois… (13 juin 2016, lendemain de la tuerie homophobe d’Orlando en Floride)

- Quelle différence y a-t-il entre un athlète olympique qui ingère des produits pour se dépasser et un athlète olympique des années 1920, disons, qui est de provenance aristocratique ou bourgeoise et qui a été choisi parce qu’il a les moyens de s’entraîner sans travailler pour un salaire minable? L’un est un tricheur chimique, l’autre un tricheur socio-économique. Tellement mieux nourri que les fils et les filles de pauvres par surcroît.

- Quel beau gâchis l’humanité…

- Il y a un million d’années, l’homme n’était pas chasseur. Il était charognard comme l’hyène, avec laquelle il était en compétition d’ailleurs pour gratter les restes de viande sur les os laissés par les grands félins repus. Il devint chasseur par la suite et depuis des centaines d’années avec une pointe actuellement, il est redevenu charognard mais au figuré cette fois…

- Les gens qui n’ont pas Internet et ne peuvent se payer le câble pouvaient encore louer des films avant que les derniers clubs vidéos ne disparaissent. On ne parle jamais de cette injustice. Le « No taxation without representation » a donné lieu, dans le passé, à la Révolution au Sud de chez nous, ne l’oublions jamais.

- Il est vrai que certains font le choix de boire plutôt que de se payer le câble. Ne venez pas me dire que c’est discriminatoire ! J’en connais au moins 1 qui fait ce choix…

- Y a pas que les bleuets qui sont antioxydants ! Il y a aussi l’islam qui est anti Occident !            ;-)

- La « vente » de PK Suban aux Prédateurs symbolise la marchandisation totale du hockey. On ne me convaincra jamais qu’un pays ou une ville avec des joueurs locaux ou non ne fait pas de meilleurs héros que ces soldats de fortune, ces mercenaires surpayés, si bons soient-ils.

- Poussière de cosmos #5 © mai 19 2016

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- En direct de l’observatoire du Saint-Laurent… Nous voyons actuellement flotter des objets rondelets et mollets…Nous espérons que personne ne soit dans le courant ! #déversementDu11nov2015

- Je frappe mon ennemi avant qu’il ne me frappe. Je perds un ennemi mais si je le laisse me frapper le premier, je risque de ne plus avoir aucun ami non plus.  

- Ce matin des grains blancs se balancent et volettent dans l’air. Légèreté après la lourdeur de la tragédie française. #ParisAttacks 14 nov. 15

- Je suis un fan fini de philosophie. Mes auteurs préférés ? Une Chopine à l’heure et le grand Niche. Je suis sur mon Kant-à-moi. #philou

- Je suis aussi un gourmet hors pair ! J’aime les Colette de porc et les Paulette de veau. Et que dire des Elles de poulet, des Caro d’agneau ! #FineFourchette

- J’ai voulu être l’homme de fer dans ma jeunesse. Aujourd’hui, le fer est sérieusement rouillé !

- Viens on  va aller s’embouveter comme deux belles planches de bois de pin odorantes.

- Je préfère et de loin les bombes anatomiques aux atomiques ! P’tit comique !

- L’aviez-vous remarqué ? L’adjectif virtuel provient de la même racine que vertueux, la vertu ! Imagions toutes les conséquences à tirer de cette réalité !

- Deux jours sans mes journaux ! Quel bonheur, quelle libération. Cela m’amène à me poser de sérieuses questions sur ma lecture quotidienne de 2 journaux et plus. 25 et 26 décembre 2015 et 1er et 2 janvier 2016.

- Je viens de terminer l’Album Marguerite Duras, Christiane Blot-Labarrère, nrf, Gallimard, 2014, 253 pages. ISBN 978-2-013485-4. Je suis ébahi et même temps troublé. Ébahi par son talent, son engagement, sa haine de la pauvreté, des injustices. Troublé par son alcoolisme, sa conception de l’homosexualité comme une mort… C’est malgré tout un des plus beaux livrex que j’aie lu dans ma vie. Par la qualité de l’écriture, le papier glacé, les photos couleurs ou en dégradé de gris, etc.

- Le ciel n’existe sûrement pas, même le bardo des bouddhistes ! Mais si on pouvait s’en faire une idée pâle, ce serait comme le plaisir de lire !

- J’aime bien, à tous les matins, prendre de vitesse l’astronomie du système solaire : je me lève avant le soleil. Malgré sa force, son poids, sa puissance, il est incapable de m’arrêter. Ô présomption quand tu nous tiens !  ;-)

- À quand un artchestre interculturel ?

- La vie tient à si peu de choses…pourquoi se l’enlever et l’enlever aux autres ?

- Signe d’un professeur qui a bien réussi : c’est beaucoup grâce aux élèves de Bach que nous avons pu entendre ses œuvres époustouflantes. Ils les recopiaient scrupuleusement ! Bravo maestro ! Source : Gilles Cantagrel, Bach en son temps, Fayard, 1997, ISBN 978-2-213-66028-8.

- Accords perdus # 3 mai 13 2016

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- Comment les Allemands qui écoutaient Bach ont-ils pu être nazis ? C’est antinomique.

- Il est malheureux qu’il faille être riche et pratiquer l’évasion fiscale pour que Revenu Canada soit « compréhensif » avec vous. Notre régime ne clame-t-il pas le même traitement pour toutes et tous ? Honte et révolte.

- Lors de sa démission. M. Péladeau m’a semblé agir comme si un proche qu’il aime avait une arme sur la tempe (tenue par qui ???). Pourrai-ce être le cas ? [2 mai 2016]

- Grands travaux: ne vous demandez plus ce qui coûte si cher ! Demandez-vous plutôt quels escrocs vont s’emplir les poches et aller cacher leurs profits dans les paradis fiscaux de toutes sortes. Cynisme ? Non, réalisme plat et impatience toute nue. Nous on paye et on ferme notre “yeule”. Les mafias fonctionnent sur ce principe.

- barrette invite constamment les médecins à un bar ouvert mais ces derniers sont déjà saouls morts…Cherchez l’erreur.

- Beaucoup en ont marre des débats constitutionnels. Avec la dégradation des relations Québec-canada, que veulent-ils ? Le seul autre choix que nous avons vraiment, hors le dialogue est la guerre civile. C’est ça qu’ils veulent ces ignorants ?

- Tous les arguments des végétaliens (antispécisme) contre les viandes s’appliquent aussi aux plantes. Alors on va faire quoi pour que les bébés ne meurent pas ?

Production mai 8 2016

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On me dicte d’écrire ici 3 fois par mois pour conserver mon blogue.

Voici la deuxième ! N’est-elle pas formidable ? ;-)

Accords perdus # 2 mai 3 2016

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- J’ai fait un cauchemar. Un vieux juge me regardait avec mépris et me lança: «Je vais faire parader devant vous tous ceux que vous avez bloqué sur Facebook et qui vont vous dire ce qu’ils pensent de vous ! »
J’ai crié et me suis éveillé en riant comme un fou.

- Il n’y a jamais eu ni aura pour moi de ligne de parti ni de credo définitif. La vérité et l’honnêteté se meurt aux mains des partis et des chapelles. Combattons la fausseté, la négativité, la stupidité, etc. où qu’elle soit.

- N’oublie jamais que si la langue commune du multiculturalisme canadien était le français tous les hosties qui nous traitent de fascistes seraient contre ce multiculturalisme-là, trudeau compris, car ce qu’ils adorent c’est un système qui fait de l’anglais la SEULE langue COMMUNE. Et c’est là qu’il faut enfoncer le coing pour les confondre.

- Dans mes lectures, j’oscille entre lire des essais qui vont me faire accéder à davantage de sens mais plus de conflit ET de la fiction où je vais m’amuser davantage mais perdre un peu pied avec la réalité sauf dans la fiction collée à la réalité. Bref, je vais de l’un à l’autre mais j’avoue négliger un peu les essais.

- DERNIÈRE HEURE—Nous apprenons que Cesare Borgia a rejoint les rangs du parti libéral du Québec pour faire taire l’opposition qui crie « à la corruption ».

- Si Trans Canada ne peut obtenir son pipeline au sol et dans le sol, il lui restera toujours le pipeline du rail pour nous gâter la vie. Ceux qui demeurent près des voies ferrées en auront pour du 24 sur 24 de circulation de wagons citernes insécuritaires. La pétrolière préfère les pipelines enfouis sous le sol ou sous l’eau. On ne s’en préoccupe pas jusqu’au jour, où, catastrophe, il coule dans notre eau potable, la contaminant pour longtemps. Car ces personnes méprisables n’ont pas assez d’argent pour tout décontaminer rapidement. D’où leur manipulations des gouvernements et agences. #CoulePasChezNous

- J’ai fait un cauchemar ! Le gouvernement couillard avait instauré un nouveau système électoral où le vote d’un médecin comptait pour 10. Celui des libéraux comptait pour 5. Tous les autres comptaient pour 1 et 0 pour les inactifs sur le Marché du travail…Si la tendance se maintient…

- Notes sans portée #9 © janvier 4 2016

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- Pour forcer les gouvernements peureux à voter un interdit de poser certains gestes publics, comme pour aller voter, présentons-nous dans les bureaux d’élections pour voter avec un drap sur la tête. Ils sont trop pusillanimes pour contrer l’islamisme radical. C’est rendu que nous avons des leaders de papier mâché ! Aussi bien dire des marionnettes désarticulées.

- Les QuébécoiSEs seraient fatiguéeEs des vieux discours du Bloc !!! Je crois qu’ils confondent les discours du Bloc avec les blocages du Canada à l’égard du Québec auxquels le Bloc doit faire face. On confond l’arme (le Bloc) et l’ennemi (le fédéralisme) qu’il doit abattre en choisissant une autre arme qui renforce l’ennemi (le NPD). Belle ignorance politique ! Beau gâchis historique. Je nous fais penser aux Amérindiens des temps anciens qui se laissaient leurrer avec des miroirs et des babioles européennes. Ils se sont fait décimer aussi…

- Si Molière avait été Québécois, voici comment il aurait tourné son vers: « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes [le NPD] et non pas de leurs maladies. [l’ennui face au Bloc] »

- Avez-vous remarqué que les éléphants ont des pas de sénateurs ? Mais ils ne sont pas avides d’argent comme eux !

- mardi, 13 octobre 2015. 1- Les Russes appuient le régime de Bachar al-Assad et considèrent tous les opposants comme des terroristes et les bombardent 2- Les Occidentaux refusent d’appuyer Assad et appuient des groupes armés qui s’opposent au régime syrien (sauf EI et d’autres). 3- Russes et Occidentaux en viendront-ils aux affrontements par groupes armés interposés ? C’est fort probable. Gros problème en vue. Je dois dater ces remarques car tout change tellement vite dans l’actualité du monde. Révision en janvier 2016 : les Russes ont forcé la main des Occidentaux qui se voient forcés de patienter pour détrôner Assad…ou quand Poutine n’est pas toujours un stratège mal avisé.

- Mon point de vue serait mal reçu dans le public mais j’y tiens : une bonne partie de la terreur, de l’horreur, du dégoût que nous inspire l’état islamique (Daech) est un parfait reflet-miroir des horreurs commises au Moyen-Orient par les Occidentaux. Souvenons-nous juste du blocus états-unien (suivi par les alliés, je crois sans en être sûr) en Irak qui a déclenché des milliers de morts dans la population dont des enfants et des femmes. Les Arabes et les musulmans l’ont sur le cœur. Ça ne justifie pas le « terrorisme » mais ça peut l’expliquer en partie. Ici, on a pleuré et on pleure encore les plus de 3,000 morts dans l’assaut sur les tours jumelles de New York. Soit. Mais qui se souvient des morts dont je parle en Irak ?

- Le cloaque dans lequel baigne la population française et d’autres populations avant elle et sûrement d’autres bientôt a été créé en bonne part par la rapacité passée et présente de leurs classes dirigeantes rapaces et prédatrices. #AttentatsIslamistes

- Pour faire une antiphrase avec les mots célèbres de René Lévesque : «Si je vous ai bien compris, chers Québécois, tant que vous avez votre char devant la porte et votre hypothèque à vie, l’indépendance ne vous intéresse pas. » Non, elle est dépassée…par un matérialisme bébête. 

- Heille, les États-Unis, Trumpez vous pas !

Accords perdus # 1 Points de vue critiques sur l’actu. décembre 31 2015

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- Les prisons qui font grand frais pour chercher et trouver des cellulaires dans les cellules des détenuEs devraient installer des brouilleurs d’ondes. Leurs propres communications avec l’extérieur étant assurées par le système filaire ou les ondes-radios.

- Note à moi-même : arrêter de péter ma coche à chaque fois que je lis un message de mauvaise foi d’un sale fédéraliste contre l’indépendance du Québec. Tiens, je viens de violer ma propre note ! ;-)

- Ne vivons-nous pas à l’ère du « fuck you ». Il y aurait tellement d’exemples.

- J’espère qu’un jour tous ceux qui ont crié l’insulte « islamophobe » à celles et ceux qui dénonçaient l’islam djihadiste et le salafisme se confondront en excuses. Mais ne soyons pas naïves et naïfs, il y a peu de chances. Ils sont trop arrogants.

- Quand un grand écrivain vient nous dire que le terme « valeur » est flou dans le sens que c’est nul comme concept, il est temps de se parler sérieusement. Car ça c’est du n’importe quoi. Je rappelle juste que pas de valeurs, pas d’éthique. C’est de ça qu’il veut le monsieur ? Moi pas. Et qu’il ne vienne pas pleurer qu’il est cité hors contexte !

- Ce que je comprends de tout ce gâchis c’est qu’il aurait fallu une Commission 10 fois plus grosse pour décortiquer et trouver les preuves en béton de ce qui était reproché aux éluEs et leurs partis. Un autre exemple de “Trop gros pour être poursuivi.” Autrement dit, si tu corromps, corromps tellement massivement que personne ne pourra mettre tout ce monde-là en prison. Après ça, on va se demander pourquoi le peuple est amer et cynique face à la politique ??? NOUS NE SOMMES PAS DUPES.

Mon grand-père disait: « Tu veux rester honnête ? Ne fais pas de politique.» J’ai toujours pensé qu’il exagérait. Là, je commence à penser qu’il avait raison.
http://www.ledevoir.com/societe/justice/456287/rapport-charbonneau-la-ceic-a-modere-ses-ardeurs

- Si on regarde bien, la Commission Charbonneau aura servi au moins à une chose : nous donner un exemple du comment l’enrichissement de certaines familles se fait. De tout temps, tous les pays et toutes les villes se sont édifiés dans la corruption et la fraude. Zola l’a bien montré pour Paris, dans La curée. Les exemples foisonnent dans la Rome ancienne et partout. Où je veux en venir ? La  plupart des grandes fortunes se sont édifiées dans le sang du peuple ou sa surexploitation quand ce ne fut pas dans la criminalité la plus abjecte. Et nous respecterions les riches parce qu’ils nous donnent de l’ouvrage ?!? Allons. La grande propriété c’est le vol, en bonne part. Les anars ont raison. Reprenons ce qui nous appartient !

- Les classes dirigeantes d’aujourd’hui sont les crapules d’hier. Elles sont aussi tous ceux qui ont échappé aux commissions d’enquête ou qui n’y ont pas été soumis.

- Un des thèmes majeurs du « Québec bashing » est que nous rejetons nos minorités. C’est drôle que les Québécois, une des minorités historiques canadiennes les plus bafouées, insultées, meurtries soit ainsi dénigrée par une majorité anglaise si « tolérante ». Pays hypocrite et chauvin.

- Bain de sens #2 © novembre 26 2015

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- CE QUE M’INSPIRE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE ACTUELLE (oct 2015 au fédéral) :

Vous avez vu Léolo de Jean-Claude Lauzon, le réalisateur génial mort trop vite ? Le frère de Léolo, Fernand je crois, est continuellement agressé, battu, méprisé, harcelé par un jeune anglophone de la ruelle. Il finit par trouver le courage de s’entraîner, de se faire des forces. Il devient fort et musclé et tout et à la première rencontre de l’anglophone dans ce nouveau corps fortifié, il fond devant les sarcasmes et le mépris de l’autre. Je vois un parallèle entre ce personnage et notre peuple. Je crois qu’il n’y a plus rien à faire que d’espérer que le frère grandisse dans sa tête et apprenne que la vie est un combat. En attendant, c’est un perdant, un colonisé. Dommage, on aurait fait un beau peuple fier ! 

- Nos aïeux gagnaient leur vie dans la terre. Nos contemporains gagnent la leur dans les airs (Internet). C’est plus facile physiquement. L’est-ce moins mentalement ?

- Le comportement électoral des QuébécoisEs soulève en moi une image compromettante : ils me font penser au gars (ou à la fille) qui laisserait sa voiture dans son garage et emprunterait systématiquement celle de son voisin. Dès les premières années jusqu’à maintenant, ledit voisin l’insulte, le méprise, lui parle en anglais trop souvent, lui dit qu’il l’aime quand il menace de prendre sa voiture, le fait chier quoi comme le canada anglais et les fédéralistes nous font chier depuis des lunes. Comprenez pourquoi JE NE PEUX PRENDRE LE CHAR NPD ?

- Il me semble que le canada anglais accepte mieux le multiculturalisme que le Québec pour une raison toute simple. Ce concept et ses pratiques s’enracinent dans l’adoption, par la majorité des nouveaux arrivants, de la langue anglaise. Imaginez un instant que le français soit adopté par la majorité des nouveaux arrivants. Le canada anglais répudierait cette invention toxique. On gage ? Si tu veux comprendre les gens, demande-toi toujours quels sont leurs intérêts. Après, on emballe le tout dans des chartes et des lois tellement humaines et on nous les impose pour arriver, à terme, à réussir l’assimilation souhaitée par le ‘lard’ Durham.

- Mulcair, Trudeau et May, la burqa est si peu importante que c’est un des déclencheurs importants de la participation du Canada à la guerre en Afghanistan. Combien de soldats canadiens sont morts pour ce “détail” ?

- Poussière de cosmos #2 © novembre 11 2015

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- Je me souviens que lorsque j’étais jeune j’avais vu un homme âgé dont un des yeux coulait sans qu’il pleure. Cela m’avait surpris et presque dégoûté. J’avais trouvé déplaisant cet écoulement involontaire. Et bien je suis rendu là. Je comprends mieux le processus de dégénérescence physique…

- La police de Montrael viendrait d’arrêter un individu louche. Celui-ci sera accusé de baise-majesté. En effet, il a été pris sur le fait à embrasser la reine d’Ingleterre sur la bouche [sur une affiche publique, ce qui rendrait son crime diablement plus odieux] et il avait une main sur ses seins et l’autre dans sa fourche (celle de la reine). L’individu serait très jeune…M. Harpeur aurait été consulté pour une pendaison haut et court dudit individu de race…[censuré par l’église marmonne]

- Lorsque je fréquente un hôtel, je ne passe plus par le lobby. Je préfère passer par la porte arrière de l’hôtel plutôt que d’être exposé au lobbyistes menteurs !

- Un Montréalais aurait fait peindre de la neige en trois dimensions sur le toit de sa voiture. Il pense que ça lui fera moins de déneigement à faire l’hiver prochain ! ;-)
Et cela le protège de la chaleur estivale !

- Dans notre jardin ils ont fait construire une tonnelle. J’irai sous ton aile.

- Les différentes formes de vie sans l’Univers ne sont rien et sans les formes de vie, l’Univers n’est rien.

- Saviez-vous ça ? On peut poser de l’é-mail dans sa cuisine et envoyer des mails à gauche et à droite. En tout cas, ça fait plusieurs courriels que j’envoie ainsi mais les réponses tardent à venir…Je me demande si je parle assez fort quand je dicte mes messages…Je vous reviendrai là-dessus.

- Tu viens à moi comme le début du monde, tu viens à moi comme un poème. Je t’aime.

- Lorsque les femmes iroquoises voulaient divorcer, elles mettaient les biens du mari à la porte de la maison longue. Source : Howard Zinn, A PEOPLE’S HISTORY OF THE UNITED STATES, Harper-Collins Books, EPub Edition © 2009 ISBN: 9780061989734, 1er chapitre, Columbus, the Indians, and Human Progress.

- Rappel
Avez-vous remarqué que ceux qui ont faim ne bénéficient jamais de comptes de dépense avec des repas à volonté payés ?
Il serait temps de changer cet ordre de choses.
Juste en passant: il n’y avait pas de pauvreté individuelle chez les Iroquois…Ah, c’est vrai, c’est “dépassé”.

- Les masses zombies, les hordes zombies sont les seules qui réussissent à bousculer, éclipser, à mettre en déroute les classes dirigeantes. Serait-ce une des raisons de leur popularité ?

- Juste écrire le mot juillet me fait plaisir. J’adore ce mois chaud (en général) et ensoleillé (s’il te plaît !). Il est le fondement de notre été, son substrat et le trophée de notre année de fous. Si je savais chanter, je chanterais un hymne, une ode, un poème à juillet, mon amour, mon beau mois, mon meilleur, etc. Oui, on peut aimer une division du temps ! 

- Poussière de cosmos #4 © novembre 7 2015

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- Je connais beaucoup d’oiseaux qui vivent de leurs plumes !

- Blague anticapitaliste. En parlant d’entreprises, on parle de personnes morales par opposition aux directions de celles-ci qui le sont rarement. Leurs salaires immondes en font foi.

- Je n’écoute plus la télé empubertée !

- Je me suis tellement armé de patience devant les bouffons fédéralistes de l’élection en cours que je ploie sous les armes qui ont dépassé mon propre poids ! septembre 2015

- Moi je dis au fédérâlistes, vous avez le falardeau de la preuve !

- L’enfant phare ou l’enfanfare ou l’enfant fanfare ou encore l’enfant fort ? Mais pas l’enfanfaron ou l’enfant fait rond.

- Tu ne veux plus déprimer ? Quand tu te couches, trouve 1, 2 ou 3 choses positives que tu as faites ou vécues dans la journée. C’est efficace ! Évidemment, cela ne remplace pas un médicament ou un conseil d’unE profesionnelLE de la santé !

- Le titre de mon prochain roman : « Y’a tu quelqu’un qui a demandé au rhinocéros s’il est heureux ?

- Ce soir on se fait un gigot avec quelque chose autour. (inspiré d’Émile Zola, dans L’Assommoir Bibliothèque de la Pléiade, 2011, page 678.)

- J’aime le tintement de ma cuillère sur les flancs de la tasse quand je remue mon café le matin.

- Au sortir de la lecture des pages livres du Devoir du samedi, je sens toujours que je viens de vivre des moments émotivement et intellectuellement, bouleversants ou tout simplement captivants selon les semaines. C’est devenu un des sommets de ma vie.

- Dois-je le répéter ? Je suis un indépendantiste et mourrai tel. Car l’indépendance n’est pas une mode ou une « tendance ». C’est une nécessité pour tout peuple qui veut conduire ses propres affaires et défendre sa culture devant celle des autres. Mais une des choses les plus détestables dans la vie est de se mettre des œillères. Je ne souhaitais pas l’élection de Trudeau. Je n’aime pas Trudeau. Je détestais son père mais je dois avouer que j’aime bien la relâche de tension militariste et la promesse de rebâtir tout ce que harper avait démoli sauvagement. Comme le dit si bien Francine Pelletier ( http://www.ledevoir.com/politique/canada/453060/papa-est-la ) Trudeau est ‘ensoleillé’. Et non, c’est n’est pas pour moi une « lune de miel » avec Trudeau ou le parti des commandites et des fabricants d’image payés trop cher. C’est juste du réalisme et de l’honnêteté perceptuelle. Après ~10 ans de pouvoir harper, je me rends compte que nous avons toutes et tous été victimes de violence de la part de ce régime quasi dictatorial. Même des journalistes sévères le reconnaissent : ça fait du bien de voir un élu aller au-devant d’eux et elles plutôt que de se sauver. Mais attention Trudeau : on t’a à l’œil ! 

- Pour souper, j’ai mangé un nid de poulet…j’ai déjà un p’tit creux. 

- Quand je ne trouve pas inspiration sur Terre, je me tourne vers la maison Univers.

L’angoisse de l’existence est-elle si puissante? janvier 26 2009

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Je suis à la retraite. C’est connu!

Alors que naguère on parlait des pauvres descendants des baby boomers qui manquaient d’emplois parce que ces derniers en occupaient une grande partie, voici que les baby boomers à la retraite retournent au travail par paquets parce qu’il manque des remplaçants!!! C’est particulièrement vrai pour les secteurs public et parapublic. La Commission administrative du régime de retraite (CARRA) a même vu la loi changer, permettant aux retraités de retourner au travail sans menace de perdre tout ou partie de leur pension. Il faut le faire dans un pays, le Québec, où le chômage est plutôt élevé.

Je veux bien croire que la relève ne s’est pas formée dans les bons métiers ou les bonnes professions mais je soupçonne autre chose. J’entends beaucoup de retraités qui retournent au travail; pas nécessairement celui d’avant la retraite mais un travail, une occupation. Est-ce parce que notre société n’offre de statut valable que celui de travailleur? Est-ce la crainte d’une crise monétaire et financière qui pousse les individus à l’accumulation d’épargne? Est-ce la difficulté de former un ou des projets une fois à la retraite? Est-ce le désir irrésistible de consommer des biens de plus en plus chers et performants? Est-ce l’angoisse existentielle trop difficile à vivre quand la personne a toutes ses journées pour y penser? Mon titre laisse penser que je favorise cette hypothèse. Mais je crois que toutes les raisons énumérées et plusieurs autres encore jouent un rôle.

Ma définition de cette angoisse peut différer beaucoup de la tienne cher lecteur (ou lectrice!). Pour moi c’est : est-ce que j’ai fait suffisamment dans ma vie active? Est-ce que j’ai fait suffisamment et assez bien comme parent? À part mes enfants (un garçon dans mon cas) vais-je laisser des signes de mon passage, de ma valeur, de mes capacités? Est-ce que ça vaut la peine que je tienne ce blogue, que j’écrive mon journal (plus que sporadiquement!)? Même lorsque je suis morose dans la réponse à ces questions, je ne perds pas le goût de vivre, de voir le soleil se lever et se coucher, de rencontrer et saluer les gens dans la rue, de bavarder pendants des heures avec mes ami/es, etc. Je ne perds pas le goût non plus d’échanger, de communiquer avec ma chérie qui a peu de temps pour moi car elle s’occupe d’une personne handicapée.

Mes projets en marche sont l’écriture, l’écoute de musique qui me plaît, la lecture de chefs-d’œuvre de l’humanité (pas le journal communiste français!), la communication avec mes amis, le vélo, la marche quotidienne, etc. Ils me suffisent. Je manque même de temps pour les mener de front!

Alors retourner au travail? J’aimais beaucoup mon travail. Je l’ai pratiqué pendant environ 35 ans avec passion. Mais on me donnerait deux fois le salaire sans impôts et je ne retournerais pas. J’ai tourné la page. Je suis bien sur l’autre!

Advienne que pourra! 

Développement et urbanisme myope à Montréal janvier 15 2009

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Centre Paul Sauvé aujourd'hui remplacé par des logements variés

Beaucoup de choses me révoltent…Prenez ces nouvelles constructions où trônaient antérieurement parcs et espaces pouvant être transformés en parc. On construit au ras des trottoirs comme les plus ignares et avides promoteurs du XIXème siècle. On élimine la possibilité de planter des arbres. N’est-ce pas criminel compte tenu des connaissances que nous avons sur le smog et les effets néfastes de l’entassement urbain ?

Je suis très en colère de voir que tous les maires qui se succèdent dans cette ville (Montréal) sont incapables de voir le progrès autrement que par l’érection de bâtiments sur chaque centimètre carré du sol urbain déjà fortement encombré. Allez voir la merde de développement ‘sauvage’ qui s’est fait sur les terrains de l’ancien centre Paul-Sauvé (entre Pie IX et la 21ième avenue et entre Beaubien et Bellechasse) et sur la 23ième avenue où trônaient naguère les pylônes d’Hydro-Québec. C’est pitoyable. Aucun espace vert significatif n’a été prévu. C’est du développement axé uniquement sur le rendement pour les promoteurs et le paiement de taxes pour la Ville. Désolant. Nos descendants (s’ils sont encore capables de respirer l’air vicié de la ville) nous trouveront bien bêtes…

Les blogues et l’instinct de mort. janvier 14 2009

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La prolifération de l’écrit avec l’arrivée et le développement de l’Internet serait-il un symbole de l’instinct de mort en montée chez les humains. Elle pourrait aussi être le signe de la fin prochaine de l’humanité.

Platon disait déjà il y a 2,500 ans que l’écriture est comme une momie. Elle est un cadavre.

D’ailleurs, tout ce temps consacré à écrire et à s’écrire, via les blogues ou le courrier électronique n’est-il pas arraché au discours, à la pensée vivante échangée « de vive voix » avec des personnes en chair et en os?

L’écriture serait-elle une façon de fuir la vie? De fuir le monde et les humains?

Ce serait un paradoxe important : au moment où les humains se rapprochent tellement, sont outillés de façon de savoir automatiquement quand leurs amiEs et connaissances ont écrit quelque chose (le fil RSS), ils s’éloigneraient sensiblement de leurs semblables.

En tout cas, ça donne un air sympa aux mercredis de YULBLOG! En effet, ce regroupement montréalais (mais non sectaire) de blogueurs propose des rencontres sociales à tous les premiers mercredis du mois. CertainEs sont situéEs sur la Côte Nord ou en Ontario, et même sur la Rive-Sud, etc.

Après tout, l’écriture est aussi le symbole d’une vie trépidante! Voyons les œuvres de Balzac, Zola, Hugo, Victor Lévy-Beaulieu!

Vive la vie sous toutes ses formes!

Haro sur Israël janvier 13 2009

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Certains pourraient penser que toute la communauté juive internationale appuie Israël dans son agression militaire contre les Palestiniens de la bande de Gaza.

Ce n’est pas le cas. J’ai au moins 3 exemples.

1. Lors d’une manifestation récente à Montréal en appui à un cessez le feu, nous avons vu un groupe de juifs dont une pancarte exprimait clairement : « le judaïsme est contre le sionisme. »

2. Dans le numéro 2305 du Nouvel Observateur du 8 au 14 janvier, pages 20 et 21, l’éditorialiste renommé, Jean Daniel, un Juif lui-même, affirme : « Tout cela s’est achevé  par les agressions du Hamas et le riposte tragiquement disproportionnée d’Israël, avec des bombardements n’épargnant pas les civils, puis une invasion et une occupation partielle. » De cette invasion il écrit : «Je ne crois pas qu’elle puisse éradiquer l’islamisme fascisant et violent du Hamas, ni qu’elle permette à Israël de consolider sa place parmi les nations du Proche-Orient arabe. »

Comme on le voit, la pensée critique à l’endroit d’Israël n’a pas pour but de légitimer les objectifs et les stratégies des islamistes extrémistes.

3. Avraham B. Yehoshua, un des grands romanciers israéliens écrit ces lignes dans le même numéro du Nouvel Observateur cité plus haut : « L’obstination, la sottise, l’intégrisme, la mauvaise foi, la haine, le désespoir et les fantasmes règnent dans les deux camps, oui, dans les deux camps!!! » (page 12)

C’est tout. J’ai déjà émis une proposition le 7 janvier dernier dans ce blogue. J’y tiens toujours. On m’a dit que l’ONU ne veut pas créer une force d’interposition en Israël. Je ferais pression sur l’ONU pour y arriver.

La belle infirmière. janvier 12 2009

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Nous demeurions sur le boulevard Pie IX près de la rue de Rouen dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Comme je l’ai déjà écrit, ma mère tenait les escaliers propres et accueillait les nouveaux locataires. L’hiver, je dégageais l’entrée et l’été je coupais le gazon.

Un beau jour, un nouveau couple arriva au troisième étage du côté opposé à nous. C’étaient la mère et la fille. Elles portaient un nom anglophone mais comme plusieurs dans ce cas, elles étaient francophones. Je ne voyais pas souvent la mère car elle était malade. Mais sa fille, disons Isabelle, descendait quelquefois chez nous et venait bavarder avec mes parents quelque temps. Elle était belle comme le jour. Elle était gentille, affable et charmante.

Mon père aimait échanger avec elle. Quand elle était partie, il disait comme elle avait « une belle personnalité ». C’était comme ça qu’une personne sortait du peloton chez nous. C’était la désignation passe-partout des personnes aimées et appréciées. Quand elle venait l’été, elle avait souvent des shorts blancs qui contrastaient bien avec ses belles cuisses pulpeuses et mordorées.

Elle était infirmière à l’hôpital Notre-Dame en salle d’op. Je me souviens très bien que je la regardais tout le temps qu’elle était chez nous et j’aimais ses manières douces et sa voix chaude. Elle était vraiment à aimer!

Vint un jour où elle nous invita ma sœur et moi à aller la visiter à la campagne près du lac des Deux Montagnes. Je ne me souviens plus comment ma sœur et moi nous rendîmes chez elle mais je nous revoie tous les trois, Isabelle ma sœur et moi dans son salon. Nous parlions. Tout à coup, Isabelle se tourne vers moi et me demande si je veux aller avec elle marcher sur la berge du lac avec elle. Toutes mes cellules répondirent oui, mon cœur bondit dans sa cage, j’allais répondre un oui rempli d’amour et d’affection…mais je vis les yeux de ma sœur qui devait lire les miens et qui disaient, que dis-je, qui criaient : « N’y va pas! C’est un piège! Elle aime les jeunes, c’est une vicieuse. » En fait ma sœur ne proféra pas un mot! C’est moi qui interprétai sa pensée. Par la suite j’ai vérifié avec elle et c’est à peu de choses près ce qu’elle aurait dit si elle avait pu parler. C’était tout-à-fait congruent avec le genre d’éducation socio-sexuelle que nous avons reçue.

Je crois qu’elle alla marcher seule. Je me voyais avec elle main dans la main…Je rêvai de ça pendant des années après. C’est un de mes phantasmes les plus puissants.

Aujourd’hui, environ 50 ans après les faits, lorsque je vérifie avec ma sœur si elle se souvient de cette visite, elle me répond non. Elle se souvient être allée avec son ami qui est aujourd’hui son mari mais je n’étais pas là. Mon cerveau aurait-il inventé tout ça? Je me refuse à reconnaître ça. Ce serait vraiment trop moche qu’elle n’ait pas désiré marcher avec moi sur la plage sablonneuse main dans la main! :)

Gabegie à la Ville de Montréal. janvier 11 2009

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Aujourd’hui, 11 janvier 2009, un responsable de la ville de Montréal, le sympathique Sammy Forcillo dénonce  la vétusté des tuyaux souterrains de la ville pour expliquer les nombreux bris récents et les inondations consécutives. [1]

« Vous savez, ces tuyaux datent des débuts du siècle » informe-t-il candidement. Il s’agit évidemment du XXième siècle. On aura beau imputer cette négligence aux administrations antérieures, il reste que l’administration actuelle est en place depuis plusieurs années. Qu’a-t-elle fait pour refaire tout le réseau plutôt que d’intervenir pour réparer les éclatements? Où sont les plans?

De 1900 à 2000 environ, la ville a-t-elle oublié qu’elle est là pour les rues, les trottoirs, l’aqueduc, les égouts? Évidemment, elle a d’autres mandats l’inspection des bâtiments, l’urbanisme, les parcs, les sports et loisirs, etc. Plutôt que de s’occuper de ses affaires, la ville (et sûrement d’autres aussi) a préféré empiéter dans les plates-bandes de Québec en s’occupant largement de culture. Quand c’est Ottawa qui intervient en culture, c’est la levée de boucliers pour l’empiètement mais quand ce sont les villes c’est acceptable? Désolé mais le dédoublement des compétences est contre productive, ne le voit-on pas?

Je sais que ma vision est critiquable. Mais comment expliquer autrement la gabegie et la négligence de longue date de la ville?

Revenons à nos moutons. Et n’oublions pas que la prévention permet d’éviter bien des cauchemars. Si la ville veut s’occuper des besoins culturels des citoyens, elle doit commencer par assurer ses besoins de BASE.

Il fallait que je le dise; ça fait trop longtemps que je me retiens.  :) 



[1] Rappelons-nous que ça fait plusieurs années qu’il y a des bris inopinés.

La démesure écologique du quartier Dix30 janvier 11 2009

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             Vue aérienne du Dix30 

C’est monté comme une rumeur persistante que les comméreux prenaient goût à propager à tout prix. Comme je suis depuis peu un 450 (quelle honte!!! lol) je suis un novice de la Rive-Sud. Autour de moi, j’ai entendu les gens dire : « As-tu vu ça le quartier Dix30? Je suis allé et…ben tu dois voir ça! »

Bien que je sois un 450 bleu j’avais quand même compris qu’il s’agit d’une zone nouvellement construite près du carrefour de l’autoroute 10 (Cantons de l’Est) et de la 30 (autoroute de l’Acier). Puis j’ai appris que ce soi-disant quartier se trouvait à Brossard.

Un jour, une très bonne copine me dit qu’il faudrait bien acheter des billets pour aller voir des spectacles à la nouvelle salle l’Étoile. Nous choisîmes 3 spectacles. Je lui demandai comment on se rendrait là-bas. Pas de problème me répondit-elle.

En effet, c’était simple! Il fallait emprunter le boulevard Taschereau, rouler vers l’ouest jusqu’à l’autoroute 10 et une fois passés sous l’autoroute, il fallait tourner à gauche sur la deuxième rue : le boulevard Rome.

Tu roules un bon 5 à  10 minutes sur ce boulevard en te demandant comment on peut arriver à construire une salle de spectacle et un centre commercial dans un coin aussi reculé avec les hausses constantes du prix de l’essence. Même si les prix de l’essence n’avaient pas commencé à augmenter au moment de la planification de ce projet abusif, les concepteurs étaient de médiocres stratèges de ne pas avoir prévu ces hausses.

Tu continues à rouler et tu vois de loin des immenses baraques dont j’oublie le nom et qui se ressemblent toutes. Des habitations humaines! En plein champ!!! Je sais bien que tout était champ jadis; c’était justement jadis, avant les catastrophes écologiques en cours et annoncées…

Et puis voici l’ « œuvre ». Au beau milieu de nulle part, une immense construction de plusieurs étages qui abrite, entre autres, l’Étoile une très belle salle de spectacle.

Là tu empruntes une des deux rues qui limitent cette prairie arrachée à l’agriculture pour la donner en pâture à la consommation débridée.

Des dizaines de magasins surtout à un seul étage puisque la terre est cheap au Québec avec des stationnements à perte de vue en sous-sol!

J’allais voir Richard Desjardins en spectacle. Il n’a pas manqué de ridiculiser le boulevard Taschereau et la « coupe à blanc » du quartier Dix30.

Qui a permis que de bonnes terres agricoles soient ainsi sacrifiées sur l’autel du profit brut? Que font ceux qui s’occupent de l’application de la loi sur le zonage agricole? Pourquoi de telles absurdités sont-elles permises encore aujourd’hui au Québec. Nous n’avons jamais eu autant d’urbanistes que maintenant. Avons-nous déjà vu des développements aussi laids et décrochés de notre réalité nordique? P-I-T-O-Y-A-B-L-E. Je n’ose pas dire criminel car les poursuites ça existe! 

Jean-Marc Parent, un phénomène humain! janvier 10 2009

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J’ai demandé à beaucoup de monde! 10 au moins! Personne n’a accepté de m’accompagner. Alors je suis allé seul. J’avais des appréhensions importantes évidemment! Mais je n’ai pas regretté. Il y a belle lurette que je n’avais pas ri autant et si longtemps.

Je suis allé voir Jean-Marc Parent à l’Étoile du quartier dix30. Deuxième rangée à gauche de la scène. Grandeur nature! Il est vraiment très drôle! Improvisateur, bouffon, imitateur…C’est une bête de scène géante! C’est vrai qu’il sacre beaucoup mais ça ce me dérange pas du tout car le reste est génial. Il est rempli d’imagination et il décrit de façon si charmante comment les images se précipitent dans sa tête!

Jean-Marc (et oui! Je suis devenu un intime, un fan!) fait feu de tout bois. La circulation sur les routes, des spectateurs venus de loin (Pointe aux Trembles!), des personnes arrivées en retard à qui il fait une synthèse du début du spectacle. C’est un animateur attentionné à son monde! S’il pouvait les accueillir un à un et leur serrer la main, il le ferait!

Je n’avais jamais vu un spectacle de Jean-Marc. Oh peut-être de petits extraits à la télé, sans plus. J’avais peur qu’il soit redondant, fatiguant, énervant. Il n’est rien de tout ça. Comme quoi les il ne faut pas toujours écouter les opinions, les préjugés des autres et les siens propres. Il est rempli de talent ce garçon de 46 ans maintenant. Il touche à tout : les vieux, les jeunes, les grosses et les gros, les hommes, les femmes. Ça reste toujours drôle. Il effleure juste ce qu’il faut la méchanceté de la société face aux gros. J’ai apprécié. Il s’adresse aux jeunes femmes anorexiques avec respect.

Je me suis demandé à un moment s’il n’avait pas consommé cocaïne ou autre substance accélératrice. Car les blagues se bousculent au micro. Son numéro où il subit une intervention (réelle) pour débloquer une artère coronarienne, celui avec les estropiés de Floride sont des bijoux d’humour intense et délirant. Il a terminé son spectacle avec un numéro sur un voyage en Thaïlande où il a fait une « promenade » à dos d’éléphant. Plutôt une aventure du genre Indiana Jones!

Il est hypocondriaque et ne s’en cache pas. Il se dit peureux et pourtant les hommes dans la salle l’adorent.

Comme tout bon comique, il nous reflète aussi nos défauts et notre hypocrisie face à certaines situations. Il attaque les fumeurs, il pourfend les…ah et puis non! Je vous laisse le découvrir!

Pendant la pause nous voyons un de ses spectacles d’il y a plusieurs années. On mesure le vieillissement du bonhomme. Il a muri et il me semble plus drôle aujourd’hui.

Il réussit à placer son numéro de paralysé cérébral. La salle croule à ce moment.

Jean-Marc est une synthèse de nos travers et de nos qualités. Molière n’est pas si loin.

C’est un phénomène. Je le reverrais n’importe quand!

Barack organisateur communautaire!!! janvier 9 2009

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Lorsqu’en 1983 Barack décide de devenir organisateur communautaire (oc), il croit que le changement doit venir de la base et que c’est la raison pour laquelle il faut la mobiliser.[1]

À ses yeux, le statut de membre d’une communauté vient par l’organisation, par le sacrifice partagé. Il est « important de mobiliser les pauvres et de redistribuer les richesses à la communauté.[2]»

Voici ce que Marty Kauffman, celui qui embaucha Barack comme oc lui dit dès le départ : « …Mais il y a sûrement quelque chose. Ne le prenez pas mal : la colère c’est obligatoire pour faire ce boulot. C’est la seule raison qui pousse quelqu’un à s’engager là-dedans. Les gens bien dans leur peau trouvent un boulot plus calme.[3]»

Barack allait travailler dans le South Side de Chicago longeant le lac Michigan[4]. Principalement auprès de la population noire de cette région. Il aborde de front la question raciale entre Noirs et Blancs.

Le patron de Barack lui explique que ça va être long avant que des usines se reconstruisent dans cette zone urbaine et qu’ « En attendant, on a juste besoin de stopper l’hémorragie et de donner aux gens des victoires à court terme. Quelque chose pour montrer aux gens tout le pouvoir qu’ils obtiennent quand ils arrêtent de se battre les uns contre les autres et qu’ils se regroupent  contre leur véritable ennemi. – Et qui est-ce? [demanda Barack] Marty haussa les épaules.

Les banques d’investissements[5]. Les politiciens, les gros lobbyistes.»[6]

Le ton est donné pour la mission de Barack et il aura vraiment à contrer les divisions entre les gens, les sous groupes, les rues différentes, etc.

Barack nous dévoile une des techniques de base de l’organisation communautaire : « [Marty] me donna une longue liste de personnes à aller interroger. Découvrir leur intérêt particulier. C’est leur intérêt particulier qui pousse les gens à s’engager dans une organisation. »[7]

Un autre conseil de Marty que Barack utilisa avec brio : « Si tu veux recruter les gens, il faut que tu t’éloignes de la périphérie pour aller au centre. Que tu ailles droit à ce qui les fait vibrer. Autrement tu ne pourras jamais créer la relation qu’il te faut pour les impliquer.[8] »

Barack essuie des échecs et se demande un moment « comment faire pour raccommoder une culture après qu’elle avait été déchirée? Combien de temps cela pourrait-il prendre, au pays du roi dollar?[9] » J’ai trouvé d’une lucidité douloureuse son expression de « parfum mortel de l’échec » en organisation communautaire.

Dans ces pages, Barack remet en question le problème de l’estime de soi comme source de tous les maux. Il croit plutôt qu’il faut « de bonnes bases, et ensuite nous nous mettrons en quête de ce que nous valons à nos propres yeux. » Pour ma part, je crois qu’il faut travailler les deux questions simultanément.

Barack ne se gêne pas pour critiquer fortement le nationalisme noir qui pousse à la haine des Blancs.

Il décrit bien le problème des professionnels (policiers, psychologues, enseignants, etc.) qui travaillent dans le cadre de quartiers difficiles. « Ils finissaient par avouer une lassitude commune extrêmement profonde. Ils avaient perdu la confiance qu’ils avaient pu avoir un jour dans leur capacité à endiguer la dégradation qu’ils voyaient autour d’eux. Cette perte de confiance allait de pair avec la perte de leur pouvoir d’indignation. »[10]

L’organisation communautaire se fait beaucoup avec et autour des églises de toutes sortes aux États-Unis mais les principes de bases et plusieurs moyens d’action ressemblent aux nôtres. Barack a aussi collaboré avec des écoles.

Il est très intéressant de voir Barack accompagnant des citoyenNEs dans une action directe auprès du directeur des HLM de la ville de Chicago. On a un bon exemple de l’utilisation habile des medias d’information.[11]

Ce que Barack a ressenti lorsque l’action s’avéra une réussite semble l’avoir profondément marqué pour la suite des choses.

Plus tard, Barack ira compléter des études en droit à l’université Harvard. Il reviendra dans South Side pour offrir ses services souvent gratuitement aux personnes démunies. Et voici ce qu’il dit, entre autres, sur ces études : « Ce savoir m’aurait compromis avant, avant que je vienne à Chicago, mais je pourrais désormais le rapporter là où on en avait besoin, à Roseland, à Altgeld…le rapporter comme le feu prométhéen. »[12]  

En conclusion, je dirais que je regrette presque d’être à la retraite avec le boost que me procure M. Obama. L’organisation communautaire est un monde assez limité. Bien des profs d’université mettent l’épaule à la roue mais les encouragements viennent rarement des élus et des personnalités publiques. Elles ont presque toutes des parcours plus classiques et classistes!

Bonne lecture!


[1] Barack Obama, Les rêves de mon père; l’histoire d’un héritage en noir et blanc. Les Presses de la Cité, 2008, page 151 sur 454

[2] Idem page 153

[3] Idem page 159

[4] Allez voir avec Google maps si vous voulez!

[5] Notes de paumier : les mêmes qui sont en grande partie responsable de la crise financière qui dégénère maintenant en crise économique.

[6] Idem page 168

[7] Idem page 173

[8] Idem page 176

[9] Idem page 210. Il faut dire que nous nous posons aussi la même question au Québec, dans les grandes villes en particulier.

[10] Idem page 248

[11] Idem pp 258 et sq Je vous prive volontairement des détails de l’action pour que vous ayez le goût de lire ce livre!

[12] Idem page 293

Deux filles un beau samedi soir! janvier 9 2009

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C’était samedi soir. Je sortais rarement, mais là un pote m’avait invité à me joindre à lui à la pizzeria coin sud-est de Notre-Dame et Atwater (ne la cherchez plus! Elle a été démolie et remplacée depuis). Nous étions militants dans St-Henri. Je sortais rarement dans St-Henri pour ne pas faire de rencontres dans le quartier où nous intervenions. C’était dans les règlements de notre organisation de ne pas fréquenter les gars ou les filles des quartiers de militance. Quelque chose comme pour conserver le halo de mystère et d’intégrité. Enfin c’est comme cela que je le voyais et j’étais de la minorité à respecter ça dans ma naïveté!

« Cocaïne » jouait dans le juke box et les banquettes du resto étaient presque toutes occupées. J’étais en grande conversation avec Jacques qui me dit à un moment : « Jean-Robert, y deux filles là-bas qui me font des signes et qui semblent vouloir te parler. J’ai l’impression qu’elles envisagent une nuit plutôt excitante! Elles semblent un peu réchauffées ». Mon cœur commença à cogner fort dans ma poitrine. J’étais en manque et la moindre allusion à la sexualité me mettait dans tous mes états. Je dirigeai mon regard vers leur table qui était tout au fond. Elles étaient assises l’une à côté de l’autre.

Je les reconnues tout de suite. C’étaient deux sœurs. Elles n’étaient pas d’une grande beauté mais elles étaient charmantes et désirables. Bien pulpeuses et sensuelles. Elles avaient revêtu leurs plus beaux teeshirts pour ce samedi soir. Je leur fis un grand sourire…je me levai en disant à Jacques que je revenais tout de suite. Il me dit : « Oui, oui! Il me semble!!! Prends ton temps! »

J’arrivai à leur table et je les saluai en leur donnant la main. Elles pressèrent ma main très fort. Je leur demandai si je pouvais m’asseoir deux minutes. La plus dégourdie me répondit qu’elles avaient la nuit pour moi. Jacques avait vu juste.

Je leur demandai quelles étaient leurs projets…Elles me répondirent sans détours qu’elles m’offraient une nuit de plaisir. Je les remerciai vivement en leur disant que leur offre me touchait vraiment beaucoup mais que j’étais obligé de refuser à cause des règlements de mon organisation politique. Je leur dis que dans une autre vie, je me précipiterais avec elle dans le premier lit venu!!!

Je me levai et retournai vers la table où Jacques achevait sa pizza aux anchois. Je ne regardai pas les filles mais Jacques me dit qu’elles avaient l’air déçues.

Je me trouvais bien niais…mais je me demande encore si elles étaient envoyées par la GRC ou la mafia du sud-ouest…

« Les rêves de mon père » par Barack Obama janvier 8 2009

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 Dans l’introduction, Barack[1] nous dit que son livre est le « récit d’un voyage personnel, intérieur, la quête d’un garçon à la recherche de son père. »[2]Le papa de Barack, Kenyan, est venu étudier à Hawaï. Il y rencontra la mère de Barack originaire du Kansas. Barack nous parle assez peu de sa mère mais beaucoup plus de ses grands-parents blancs. Il nous les présente et présente ce qu’ils lui ont laissé en héritage moral.Après l’abandon de sa mère par son père kenyan, sa mère se remarie avec un Indonésien et il va vivre avec eux en Indonésie. Il ne dit presque rien sur l’école musulmane qu’il a fréquentée mais beaucoup des travaux que sa mère lui a imposé. En effet, celle-ci l’a inscrit à des cours états-unien par correspondance. Elle exigeait qu’il se lève avec elle à 4 heures tous les matins pour faire ses devoirs et ses travaux à renvoyer aux États-Unis. Il rechignait un peu mais sa mère à maintenu le cap. À mes yeux cela explique en partie sa détermination et son courage. Beaucoup de personnes qui visent des objectifs ambitieux agissent ainsi. Jacques Attali, par exemple, auteur prolifique, ex-conseiller du président Mitterrand se levait ainsi le matin vers 5 heures pour écrire une heure ou deux. À ce prix, je ne serai jamais un auteur prolifique!!!C’est vrai que ce livre nous donne accès aux réflexions intimes de Barack. C’est la première fois de ma vie que j’accède aux pensées d’un homme noir sur le racisme et ses conséquences. Juste pour ça, il faudrait le lire et le relire.La mère de Barack lui a appris les valeurs de base et s’il les conserve, sa présidence sera remarquable : honnêteté, justice, franchise et indépendance de jugement. [3]  Barry[4] est très bien placé pour comprendre son peuple. Écoutons-le : « Niché dans le giron moelleux, déculpabilisant, de la culture de consommation américaine, je me sentais en sécurité. » Pas mal comme lucidité, non?Barack nous raconte le seul mois dans sa vie qu’il a passé avec son père à Hawaï. Ce fut trop peu et ça explique la quête que je rappelais au début de ce billet.Il nous parle de sa consommation d’herbe et d’un peu de cocaïne. J’espère que ces aveux ne lui nuiront pas mais comme ce livre était déjà écrit au moment des élections, j’imagine que non.J’ai particulièrement goûté les instants où Barack nous raconte comment il a pris conscience de son charisme auprès d’une foule. Intéressant! Je ne vous donne pas le contexte pour ne pas vous priver de ce plaisir!Une chose c-h-i-a-n-t-e dans ce livre : il est traduit par une Française qui a une bonne plume mais qui insère des termes d’argot français et traduit « community organizer » par « organisateur des communautés ». Comme si l’adjectif « communautaire » était contaminé ici comme il l’est en Europe. Pffft! Rassurez-vous, ça ne gâche pas la lecture. Sachez que la « thune » c’est l’argent.Nous pouvons entrer en contact avec les incertitudes de Barack. On le voit à New York douter de lui. Il regrette ne pas avoir de guide[5]C’était un condensé bien pâle de la première partie du livre.J’aborderai dans un autre billet la deuxième partie qui se déroule à Chicago dans le South Side pauvre longeant le lac Michigan.Je ne sais pas encore si j’aborderai ici la troisième partie qui a le Kenya comme décor. Tout ce que je peux vous dire pour le moment c’est que si vous croyiez que Barack est un assimilé, sachez qu’il connaît bien ses origines et qu’il a réfléchi sur le colonialisme.Homme prometteur ce Barack.Que l’Univers te protège!


[1] Comment ne pas fraterniser avec cet homme si sympathique et raisonnable! [2] Page 16 de l’édition des Presses de la Cité, 2008. ISBN 978-2-258-07597-9 [3] Idem page 68 [4] C’est comme ça que plusieurs de ses proches l’appelaient. [5] Idem page 140

Mon cher Barack!!! janvier 7 2009

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J’ai espéré comme vous durant la lutte à la direction du parti démocrate, l’âne états-unien[1]. À un moment j’ai pensé que je ferais mieux d’appuyer Hillary car elle aussi pourrait être la première femme à atteindre la présidence comme Barack pourrait être le premier Noir à devenir président. Mais j’avais trop peur qu’il soit descendu par quelque fou téléguidé par des extrémistes de droite reliés à…        Mon évaluation bien amateure de l’évolution des États-Unis me donnait Hillary présidente probable à cause de la maturité du mouvement des femmes aux États-Unis et ses avancées incontestables.

Je suis content de m’être trompé d’autant plus que Barack a eu le génie d’en faire une partenaire responsable des relations extérieures des États-Unis, un poste d’une importance capitale pour le positionnement du pays sur la planète, il va sans dire!

Mon attention a été attirée puissamment du côté sud de la frontière lorsque Barack l’a emporté sur Hillary. J’ai derechef craint pour sa vie. Tout au long de la campagne présidentielle contre le Vieil Homme[2] j’ai porté la même crainte. Je le reconnais, j’ai manqué de confiance envers les États-Uniens ou plutôt je craignais trop le complexe militaro-industriel des États-Unis et sa propension à éliminer l’opposition réelle.

La soirée des élections, le 4 novembre, en fut une de liesse et d’incrédulité. Voir Jesse Jackson et Oprah Winfrey pleurer de joie en pleine télé au beau milieu de la foule acclamant Barack, c’était trop pour moi. J’ai aussi pleuré de joie.

Je me suis dit que je n’allais pas arrêter les choses là! Je savais qu’il avait été organisateur communautaire dans le South Side de Chicago, près du Lac Michigan. Pour la première fois de ma vie je voulais tout savoir de ce politicien états-unien qui me donnait tant d’espoir de changement profond et durable. Aucun autre ne m’avait autant interpellé, sauf Robert Kennedy mais ma passion pour la politique n’était pas encore éclose!

Je viens donc de terminer le premier livre écrit par Barack. J’en ferai la revue dans un futur billet. Mais laissez-moi vous dire que je suis encore plus piqué, plus intéressé, avide de savoir, captivé et insatiable…et tous les synonymes ne suffiront pas à décrire ma fébrilité!



[1] La mascotte du parti républicain est l’éléphant.

[2] Je fais exprès pour nommer McCain ainsi car c’est comme cela que Barack en est venu à parler de son père. C’est sa sœur Auma, un peu plus âgée que lui et née d’une autre mère qui nommait leur père ainsi.

Quels beaux souvenirs, ces pratiques du midi! janvier 7 2009

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 À tous les midis, nous mangions à la six-quatre-deux pour aller jouer au ballon volant au gymnase du collège. Au début, nous étions juste une bande d’amis qui avaient commencé à jouer ensemble grâce à un cours de gymnastique. Nous jouions 5 jours par semaine même si les mardis et les jeudis après-midis nous avions congé. Par contre, nous ne jouions pas le samedi midi même si nous avions des examens hebdomadaires, la « sabbatine » le samedi matin.

Il y avait le grand Gilles, André, Jean-Claude…et j’oublie les autres. À un moment donné, notre prof de maths, Thomas Déri, nous remarqua et se mit à nous « coacher » informellement. Nous acceptions ses conseils, critiques et consignes car il nous avait dit avoir été entraîneur d’une équipe de haut niveau en France. Autant nous avions des problèmes avec lui en maths autant nous l’aimions en entraîneur.

Un beau jour, il nous arriva avec une offre de constituer l’équipe officielle du collège et d’affronter les équipes du réseau collégial. Nous acceptâmes avec passion! À partir de ce moment, tout se précipita et nous pratiquions non seulement le midi mais aussi à tous les après-midi après la fin des cours.

Nous n’étions pas des champions. Nous jouions par amour du jeu. Nous  gagnions et perdions des parties.

Ça fait partie de mes plus beaux souvenirs!

Ce M. Déri est le même qui je ne sais plus en quelle année est devenu le directeur du salon du livre de Montréal et l’est resté plusieurs années. Je l’ai perdu de vue de même que mes camarades de collège. Tiens, je vais essayer de les retrouver!

L’interminable et inacceptable conflit entre Israël et la Palestine janvier 7 2009

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Jecrois qu’à long terme et considérant que cette guerre dure depuis trop longtemps,la seule voie possible, c’est d’EXIGER de la part de l’ONU une force d’interposition armée entre Israël et la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Les Forces israéliennes et palestiniennes devraient être totalement désarmées à au moins 2 kilomètres de toutes les frontières entre les deux pays (oui, je sais, la Palestine n’est pas encore un État mais elle le deviendrait dans le processus et TRÈS rapidement.)

Toute personne trouvée armée dans ce no man’s land serait arrêtée et expulsée du territoire autant palestinien qu’israélien.

Tout lancement de roquettes, missiles ou autres, de part et d’autre, serait suivi de missions de recherche et destruction. Ces missions seraient composées de forces internationales et de Palestiniens du côté de la Palestine et de forces internationales et d’Israéliens du côté israélien.

Il est entendu que tout projet de colonisation serait stoppé et que toute colonie présente en Palestine serait démantelée dans les 2 ans après l’imposition de ce plan.

Quant à la ville de Jérusalem, les zones contestées seraient étroitement surveillées et les deux communautés y auraient accès en alternance seulement : par exemple, les Israéliens le samedi et les Musulmans le vendredi.

Qui dit mieux?

Je suis sûr qu’il y a mieux!!!

Allez, un petit effort!

Quand les photos parlent! janvier 7 2009

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J’ai terminé avant Noël « Une histoire du Québec en photos » de Hélène-Andrée Bizier. Ce livre relié a été publié aux éditions Fides en 2006. Il compte plus de 300 pages.

Un vrai plaisir! J’ai tout regardé, tout lu goulûment comme si j’avais été en manque de connaissance. Je me suis rendu compte que c’était le premier livre imprimé que je lisais depuis quelques années. Les autres, je les lisais sur l’Internet depuis que j’ai découvert ce vecteur révolutionnaire en 1996.

N’allez pas croire que l’auteure a trouvé des photos de Champlain ou de Louis Hébert! La date « officielle » de l’invention de la photographie est 1839. J’ignore pourquoi l’auteure n’a pas inséré de photos et de chapitre antérieurs à 1899.

On peut voir le pont de Québec après la catastrophe de son effondrement, la première voiture des biscuits Christie qui sont si bons! (nenon, je ne reçois rien pour cette pub gratuite!), un échafaud en 1902 dans la cour de la prison de Hull [aujourd’hui devenue Gatineau].

On peut aussi voir des photos intéressantes d’hommes et de femmes publics québécois. Henri Bourassa et sa femme entourés de leurs nombreux enfants, Wilfrid Laurier, etc. Ce qui m’a beaucoup frappé dans la première partie de ce livre, ce sont tous ces domaines où les Québécois, voire les Montréalais ont été les premiers dans leur domaine au Canada et aussi en Amérique : le cinéma de M. Ouimet, le Ouimetoscope; le policier Étienne Desmarteaux qui fut le premier Québécois et Canadien à décrocher une médaille d’or aux jeux olympiques depuis leur renaissance. À la décharge de ses chefs de l’époque, il a dû aller en cachette aux jeux d’été de Saint-Louis au Missouri en 1904. Il a dominé dans l’épreuve du lancer du poids. Heureusement que nous lui avons consacré un centre sportif!

Mme Bizier ne manque pas de souligner justement le rôle des femmes dans la société québécoise. Le rôle de Mme Steinberg à l’origine de l’empire aujourd’hui englouti par Provigo et Métro. Le rôle d’Alexina Godon-Croteau surnommée la Maria Chapdelaine d’Abitibi; le rôle des femmes durant les deux grandes guerres, etc. J’ai été déçu du rôle négatif de certains intellectuels québécois lors de la lutte des suffragettes pour obtenir le droit de voter.

J’ai appris davantage sur la première partie des années 1900 puisque je n’étais pas né. Les photos et le texte de 1950 à 2006 m’ont permis de me rafraîchir la mémoire.

Je recommande chaleureusement ce livre que ma petite amie Lili m’a donné pour mon anniversaire cette année. Quel beau cadeau! Vous y découvrirez tout plein de trésors inestimables!

Ah comme cette langue est belle! janvier 7 2009

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J’ai une amie qui est bien spéciale! Pour parler d’une personne un peu bizarre, elle dit qu’elle n’a pas la lumière à tous les étages!!! Mignon, non? Elle s’appelle Vivi.
Il y a Mymi aussi qui disait : « Le cou est la partie du corps humain la plus fragile car beaucoup de gens meurent sur le coup. » Drôle!
Qui a dit que la vie c’est comme dessiner sans gomme à effacer? Une fois qu’une chose est vécue elle est, à sa façon, ineffaçable!
Je me dis souvent qu’il est amusant que dans une époque où les instruments de mesure sont si précis que la démesure soit si grande! Mais sans démesure, les instruments de mesure seraient inexistants.
Maxime, un ami, avait eu une expression heureuse : « On n’est pas venus jusqu’ici déguisés en chou-fleur pour se faire bouffer le cul par des lapins! » Je l’ai compris comme un commentaire amer sur les exigences de la vie.
Mymi avait eu la bouche heureuse lorsqu’elle avait fait cette trouvaille : « nous nous sommes connus sur Internet. Depuis ce temps nous prions Saint Ernet! »
J’ai l’intention de dire bientôt à ma chérie que ma vie n’était qu’un brouillon avant elle.
J’avais un neveu, Baptiste, qui disait que : « Les papillons sont des couleurs qui volent. » N’est-ce pas génial! Il était petit!
J’ai entendu dans la bouche d’Émilie qui parlait d’un médecin qu’elle n’avait pas aimé : «Pense-t-il que j’ai un Q.I d’acarien. » loll
Prenez-le comme vous le voulez mais je suis un obsédé textuel!

Accident écologique ignoré janvier 7 2009

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Nous sommes tous dans le CLSC qui était situé à ce moment au 3130 de la rue Ste-Catherine Est à Montréal vers 1976. Tout-à-fait pas hasard nous étions en réunion de l’équipe santé au travail du CLSC.
À un moment donné, une odeur étrange envahit la pièce. Nous avions tout à coup de la difficulté à respirer. Pendant que des membres de l’équipe se précipitaient au téléphone pour avertir les autorités compétentes, deux membres de l’équipe sortirent et allèrent sur les rues environnantes voir comment les citoyens vivaient la chose.
Quelques personnes ont été incommodées de façon importante et se sont rendues à l’hôpital.
Nous avons finalement trouvé la source du problème: une compagnie de récupération de métal avait broyé par erreur une bonbonne de mercaptan. Ce dernier est le gaz qui est mélangé au gaz naturel de façon très parcimonieuse pour lui donner l’odeur que nous connaissons au gaz naturel. Comme le gaz naturel est inodore, cela permet aux citoyens de détecter les fuites quand il y en a.
La quantité relâchée subitement dans l’air a envahi rapidement l’ouest du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Heureusement qu’il ne s’agissait pas d’autres produits qui étaient manipulés à l’époque dans d’autres entreprises du quartier. Des centaines de morts auraient pu être alors occasionnées.
Nous cohabitons avec des risques que nous ne connaissons pas. On va venir nous parler d’urbanisme à la ville de Montréal? Quel ridicule!



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