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L’angoisse de l’existence est-elle si puissante? janvier 26 2009

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Je suis à la retraite. C’est connu!

Alors que naguère on parlait des pauvres descendants des baby boomers qui manquaient d’emplois parce que ces derniers en occupaient une grande partie, voici que les baby boomers à la retraite retournent au travail par paquets parce qu’il manque des remplaçants!!! C’est particulièrement vrai pour les secteurs public et parapublic. La Commission administrative du régime de retraite (CARRA) a même vu la loi changer, permettant aux retraités de retourner au travail sans menace de perdre tout ou partie de leur pension. Il faut le faire dans un pays, le Québec, où le chômage est plutôt élevé.

Je veux bien croire que la relève ne s’est pas formée dans les bons métiers ou les bonnes professions mais je soupçonne autre chose. J’entends beaucoup de retraités qui retournent au travail; pas nécessairement celui d’avant la retraite mais un travail, une occupation. Est-ce parce que notre société n’offre de statut valable que celui de travailleur? Est-ce la crainte d’une crise monétaire et financière qui pousse les individus à l’accumulation d’épargne? Est-ce la difficulté de former un ou des projets une fois à la retraite? Est-ce le désir irrésistible de consommer des biens de plus en plus chers et performants? Est-ce l’angoisse existentielle trop difficile à vivre quand la personne a toutes ses journées pour y penser? Mon titre laisse penser que je favorise cette hypothèse. Mais je crois que toutes les raisons énumérées et plusieurs autres encore jouent un rôle.

Ma définition de cette angoisse peut différer beaucoup de la tienne cher lecteur (ou lectrice!). Pour moi c’est : est-ce que j’ai fait suffisamment dans ma vie active? Est-ce que j’ai fait suffisamment et assez bien comme parent? À part mes enfants (un garçon dans mon cas) vais-je laisser des signes de mon passage, de ma valeur, de mes capacités? Est-ce que ça vaut la peine que je tienne ce blogue, que j’écrive mon journal (plus que sporadiquement!)? Même lorsque je suis morose dans la réponse à ces questions, je ne perds pas le goût de vivre, de voir le soleil se lever et se coucher, de rencontrer et saluer les gens dans la rue, de bavarder pendants des heures avec mes ami/es, etc. Je ne perds pas le goût non plus d’échanger, de communiquer avec ma chérie qui a peu de temps pour moi car elle s’occupe d’une personne handicapée.

Mes projets en marche sont l’écriture, l’écoute de musique qui me plaît, la lecture de chefs-d’œuvre de l’humanité (pas le journal communiste français!), la communication avec mes amis, le vélo, la marche quotidienne, etc. Ils me suffisent. Je manque même de temps pour les mener de front!

Alors retourner au travail? J’aimais beaucoup mon travail. Je l’ai pratiqué pendant environ 35 ans avec passion. Mais on me donnerait deux fois le salaire sans impôts et je ne retournerais pas. J’ai tourné la page. Je suis bien sur l’autre!

Advienne que pourra! 

Développement et urbanisme myope à Montréal janvier 15 2009

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Centre Paul Sauvé aujourd'hui remplacé par des logements variés

Beaucoup de choses me révoltent…Prenez ces nouvelles constructions où trônaient antérieurement parcs et espaces pouvant être transformés en parc. On construit au ras des trottoirs comme les plus ignares et avides promoteurs du XIXème siècle. On élimine la possibilité de planter des arbres. N’est-ce pas criminel compte tenu des connaissances que nous avons sur le smog et les effets néfastes de l’entassement urbain ?

Je suis très en colère de voir que tous les maires qui se succèdent dans cette ville (Montréal) sont incapables de voir le progrès autrement que par l’érection de bâtiments sur chaque centimètre carré du sol urbain déjà fortement encombré. Allez voir la merde de développement ‘sauvage’ qui s’est fait sur les terrains de l’ancien centre Paul-Sauvé (entre Pie IX et la 21ième avenue et entre Beaubien et Bellechasse) et sur la 23ième avenue où trônaient naguère les pylônes d’Hydro-Québec. C’est pitoyable. Aucun espace vert significatif n’a été prévu. C’est du développement axé uniquement sur le rendement pour les promoteurs et le paiement de taxes pour la Ville. Désolant. Nos descendants (s’ils sont encore capables de respirer l’air vicié de la ville) nous trouveront bien bêtes…

Les blogues et l’instinct de mort. janvier 14 2009

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La prolifération de l’écrit avec l’arrivée et le développement de l’Internet serait-il un symbole de l’instinct de mort en montée chez les humains. Elle pourrait aussi être le signe de la fin prochaine de l’humanité.

Platon disait déjà il y a 2,500 ans que l’écriture est comme une momie. Elle est un cadavre.

D’ailleurs, tout ce temps consacré à écrire et à s’écrire, via les blogues ou le courrier électronique n’est-il pas arraché au discours, à la pensée vivante échangée « de vive voix » avec des personnes en chair et en os?

L’écriture serait-elle une façon de fuir la vie? De fuir le monde et les humains?

Ce serait un paradoxe important : au moment où les humains se rapprochent tellement, sont outillés de façon de savoir automatiquement quand leurs amiEs et connaissances ont écrit quelque chose (le fil RSS), ils s’éloigneraient sensiblement de leurs semblables.

En tout cas, ça donne un air sympa aux mercredis de YULBLOG! En effet, ce regroupement montréalais (mais non sectaire) de blogueurs propose des rencontres sociales à tous les premiers mercredis du mois. CertainEs sont situéEs sur la Côte Nord ou en Ontario, et même sur la Rive-Sud, etc.

Après tout, l’écriture est aussi le symbole d’une vie trépidante! Voyons les œuvres de Balzac, Zola, Hugo, Victor Lévy-Beaulieu!

Vive la vie sous toutes ses formes!

Haro sur Israël janvier 13 2009

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Certains pourraient penser que toute la communauté juive internationale appuie Israël dans son agression militaire contre les Palestiniens de la bande de Gaza.

Ce n’est pas le cas. J’ai au moins 3 exemples.

1. Lors d’une manifestation récente à Montréal en appui à un cessez le feu, nous avons vu un groupe de juifs dont une pancarte exprimait clairement : « le judaïsme est contre le sionisme. »

2. Dans le numéro 2305 du Nouvel Observateur du 8 au 14 janvier, pages 20 et 21, l’éditorialiste renommé, Jean Daniel, un Juif lui-même, affirme : « Tout cela s’est achevé  par les agressions du Hamas et le riposte tragiquement disproportionnée d’Israël, avec des bombardements n’épargnant pas les civils, puis une invasion et une occupation partielle. » De cette invasion il écrit : «Je ne crois pas qu’elle puisse éradiquer l’islamisme fascisant et violent du Hamas, ni qu’elle permette à Israël de consolider sa place parmi les nations du Proche-Orient arabe. » 

Comme on le voit, la pensée critique à l’endroit d’Israël n’a pas pour but de légitimer les objectifs et les stratégies des islamistes extrémistes.

3. Avraham B. Yehoshua, un des grands romanciers israéliens écrit ces lignes dans le même numéro du Nouvel Observateur cité plus haut : « L’obstination, la sottise, l’intégrisme, la mauvaise foi, la haine, le désespoir et les fantasmes règnent dans les deux camps, oui, dans les deux camps!!! » (page 12)

C’est tout. J’ai déjà émis une proposition le 7 janvier dernier dans ce blogue. J’y tiens toujours. On m’a dit que l’ONU ne veut pas créer une force d’interposition en Israël. Je ferais pression sur l’ONU pour y arriver.

Nourrisson luttant pour sa survie à l’hôpital

Shifa de Gaza. 

www.planetenonviolence.org/photo/1172875-1514 

La belle infirmière. janvier 12 2009

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Nous demeurions sur le boulevard Pie IX près de la rue de Rouen dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Comme je l’ai déjà écrit, ma mère tenait les escaliers propres et accueillait les nouveaux locataires. L’hiver, je dégageais l’entrée et l’été je coupais le gazon.

Un beau jour, un nouveau couple arriva au troisième étage du côté opposé à nous. C’étaient la mère et la fille. Elles portaient un nom anglophone mais comme plusieurs dans ce cas, elles étaient francophones. Je ne voyais pas souvent la mère car elle était malade. Mais sa fille, disons Isabelle, descendait quelquefois chez nous et venait bavarder avec mes parents quelque temps. Elle était belle comme le jour. Elle était gentille, affable et charmante.

Mon père aimait échanger avec elle. Quand elle était partie, il disait comme elle avait « une belle personnalité ». C’était comme ça qu’une personne sortait du peloton chez nous. C’était la désignation passe-partout des personnes aimées et appréciées. Quand elle venait l’été, elle avait souvent des shorts blancs qui contrastaient bien avec ses belles cuisses pulpeuses et mordorées.

Elle était infirmière à l’hôpital Notre-Dame en salle d’op. Je me souviens très bien que je la regardais tout le temps qu’elle était chez nous et j’aimais ses manières douces et sa voix chaude. Elle était vraiment à aimer!

Vint un jour où elle nous invita ma sœur et moi à aller la visiter à la campagne près du lac des Deux Montagnes. Je ne me souviens plus comment ma sœur et moi nous rendîmes chez elle mais je nous revoie tous les trois, Isabelle ma sœur et moi dans son salon. Nous parlions. Tout à coup, Isabelle se tourne vers moi et me demande si je veux aller avec elle marcher sur la berge du lac avec elle. Toutes mes cellules répondirent oui, mon cœur bondit dans sa cage, j’allais répondre un oui rempli d’amour et d’affection…mais je vis les yeux de ma sœur qui devait lire les miens et qui disaient, que dis-je, qui criaient : « N’y va pas! C’est un piège! Elle aime les jeunes, c’est une vicieuse. » En fait ma sœur ne proféra pas un mot! C’est moi qui interprétai sa pensée. Par la suite j’ai vérifié avec elle et c’est à peu de choses près ce qu’elle aurait dit si elle avait pu parler. C’était tout-à-fait congruent avec le genre d’éducation socio-sexuelle que nous avons reçue.

Je crois qu’elle alla marcher seule. Je me voyais avec elle main dans la main…Je rêvai de ça pendant des années après. C’est un de mes phantasmes les plus puissants.

Aujourd’hui, environ 50 ans après les faits, lorsque je vérifie avec ma sœur si elle se souvient de cette visite, elle me répond non. Elle se souvient être allée avec son ami qui est aujourd’hui son mari mais je n’étais pas là. Mon cerveau aurait-il inventé tout ça? Je me refuse à reconnaître ça. Ce serait vraiment trop moche qu’elle n’ait pas désiré marcher avec moi sur la plage sablonneuse main dans la main! :)

Gabegie à la Ville de Montréal. janvier 11 2009

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Aujourd’hui, 11 janvier 2009, un responsable de la ville de Montréal, le sympathique Sammy Forcillo dénonce  la vétusté des tuyaux souterrains de la ville pour expliquer les nombreux bris récents et les inondations consécutives. [1]

« Vous savez, ces tuyaux datent des débuts du siècle » informe-t-il candidement. Il s’agit évidemment du XXième siècle. On aura beau imputer cette négligence aux administrations antérieures, il reste que l’administration actuelle est en place depuis plusieurs années. Qu’a-t-elle fait pour refaire tout le réseau plutôt que d’intervenir pour réparer les éclatements? Où sont les plans?

De 1900 à 2000 environ, la ville a-t-elle oublié qu’elle est là pour les rues, les trottoirs, l’aqueduc, les égouts? Évidemment, elle a d’autres mandats l’inspection des bâtiments, l’urbanisme, les parcs, les sports et loisirs, etc. Plutôt que de s’occuper de ses affaires, la ville (et sûrement d’autres aussi) a préféré empiéter dans les plates-bandes de Québec en s’occupant largement de culture. Quand c’est Ottawa qui intervient en culture, c’est la levée de boucliers pour l’empiètement mais quand ce sont les villes c’est acceptable? Désolé mais le dédoublement des compétences est contre productive, ne le voit-on pas?

Je sais que ma vision est critiquable. Mais comment expliquer autrement la gabegie et la négligence de longue date de la ville?

Revenons à nos moutons. Et n’oublions pas que la prévention permet d’éviter bien des cauchemars. Si la ville veut s’occuper des besoins culturels des citoyens, elle doit commencer par assurer ses besoins de BASE.

Il fallait que je le dise; ça fait trop longtemps que je me retiens.  :) 



[1] Rappelons-nous que ça fait plusieurs années qu’il y a des bris inopinés.

La démesure écologique du quartier Dix30 janvier 11 2009

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             Vue aérienne du Dix30 

C’est monté comme une rumeur persistante que les comméreux prenaient goût à propager à tout prix. Comme je suis depuis peu un 450 (quelle honte!!! lol) je suis un novice de la Rive-Sud. Autour de moi, j’ai entendu les gens dire : « As-tu vu ça le quartier Dix30? Je suis allé et…ben tu dois voir ça! »

Bien que je sois un 450 bleu j’avais quand même compris qu’il s’agit d’une zone nouvellement construite près du carrefour de l’autoroute 10 (Cantons de l’Est) et de la 30 (autoroute de l’Acier). Puis j’ai appris que ce soi-disant quartier se trouvait à Brossard.

Un jour, une très bonne copine me dit qu’il faudrait bien acheter des billets pour aller voir des spectacles à la nouvelle salle l’Étoile. Nous choisîmes 3 spectacles. Je lui demandai comment on se rendrait là-bas. Pas de problème me répondit-elle.

En effet, c’était simple! Il fallait emprunter le boulevard Taschereau, rouler vers l’ouest jusqu’à l’autoroute 10 et une fois passés sous l’autoroute, il fallait tourner à gauche sur la deuxième rue : le boulevard Rome.

Tu roules un bon 5 à  10 minutes sur ce boulevard en te demandant comment on peut arriver à construire une salle de spectacle et un centre commercial dans un coin aussi reculé avec les hausses constantes du prix de l’essence. Même si les prix de l’essence n’avaient pas commencé à augmenter au moment de la planification de ce projet abusif, les concepteurs étaient de médiocres stratèges de ne pas avoir prévu ces hausses.

Tu continues à rouler et tu vois de loin des immenses baraques dont j’oublie le nom et qui se ressemblent toutes. Des habitations humaines! En plein champ!!! Je sais bien que tout était champ jadis; c’était justement jadis, avant les catastrophes écologiques en cours et annoncées…

Et puis voici l’ « œuvre ». Au beau milieu de nulle part, une immense construction de plusieurs étages qui abrite, entre autres, l’Étoile une très belle salle de spectacle.

Là tu empruntes une des deux rues qui limitent cette prairie arrachée à l’agriculture pour la donner en pâture à la consommation débridée.

Des dizaines de magasins surtout à un seul étage puisque la terre est cheap au Québec avec des stationnements à perte de vue en sous-sol!

J’allais voir Richard Desjardins en spectacle. Il n’a pas manqué de ridiculiser le boulevard Taschereau et la « coupe à blanc » du quartier Dix30.

Qui a permis que de bonnes terres agricoles soient ainsi sacrifiées sur l’autel du profit brut? Que font ceux qui s’occupent de l’application de la loi sur le zonage agricole? Pourquoi de telles absurdités sont-elles permises encore aujourd’hui au Québec. Nous n’avons jamais eu autant d’urbanistes que maintenant. Avons-nous déjà vu des développements aussi laids et décrochés de notre réalité nordique? P-I-T-O-Y-A-B-L-E. Je n’ose pas dire criminel car les poursuites ça existe! 

Jean-Marc Parent, un phénomène humain! janvier 10 2009

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J’ai demandé à beaucoup de monde! 10 au moins! Personne n’a accepté de m’accompagner. Alors je suis allé seul. J’avais des appréhensions importantes évidemment! Mais je n’ai pas regretté. Il y a belle lurette que je n’avais pas ri autant et si longtemps.

Je suis allé voir Jean-Marc Parent à l’Étoile du quartier dix30. Deuxième rangée à gauche de la scène. Grandeur nature! Il est vraiment très drôle! Improvisateur, bouffon, imitateur…C’est une bête de scène géante! C’est vrai qu’il sacre beaucoup mais ça ce me dérange pas du tout car le reste est génial. Il est rempli d’imagination et il décrit de façon si charmante comment les images se précipitent dans sa tête!

Jean-Marc (et oui! Je suis devenu un intime, un fan!) fait feu de tout bois. La circulation sur les routes, des spectateurs venus de loin (Pointe aux Trembles!), des personnes arrivées en retard à qui il fait une synthèse du début du spectacle. C’est un animateur attentionné à son monde! S’il pouvait les accueillir un à un et leur serrer la main, il le ferait!

Je n’avais jamais vu un spectacle de Jean-Marc. Oh peut-être de petits extraits à la télé, sans plus. J’avais peur qu’il soit redondant, fatiguant, énervant. Il n’est rien de tout ça. Comme quoi les il ne faut pas toujours écouter les opinions, les préjugés des autres et les siens propres. Il est rempli de talent ce garçon de 46 ans maintenant. Il touche à tout : les vieux, les jeunes, les grosses et les gros, les hommes, les femmes. Ça reste toujours drôle. Il effleure juste ce qu’il faut la méchanceté de la société face aux gros. J’ai apprécié. Il s’adresse aux jeunes femmes anorexiques avec respect.

Je me suis demandé à un moment s’il n’avait pas consommé cocaïne ou autre substance accélératrice. Car les blagues se bousculent au micro. Son numéro où il subit une intervention (réelle) pour débloquer une artère coronarienne, celui avec les estropiés de Floride sont des bijoux d’humour intense et délirant. Il a terminé son spectacle avec un numéro sur un voyage en Thaïlande où il a fait une « promenade » à dos d’éléphant. Plutôt une aventure du genre Indiana Jones!

Il est hypocondriaque et ne s’en cache pas. Il se dit peureux et pourtant les hommes dans la salle l’adorent.

Comme tout bon comique, il nous reflète aussi nos défauts et notre hypocrisie face à certaines situations. Il attaque les fumeurs, il pourfend les…ah et puis non! Je vous laisse le découvrir!

Pendant la pause nous voyons un de ses spectacles d’il y a plusieurs années. On mesure le vieillissement du bonhomme. Il a muri et il me semble plus drôle aujourd’hui.

Il réussit à placer son numéro de paralysé cérébral. La salle croule à ce moment.

Jean-Marc est une synthèse de nos travers et de nos qualités. Molière n’est pas si loin.

C’est un phénomène. Je le reverrais n’importe quand!

Idées à Steven Harpeur pour relancer l’emploi au Kanada janvier 10 2009

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Pour répondre à l’appel du roi du Kanada, voici quelques suggestions pour relancer l’emploi au pays des buveux de bière :

ü Former de jeunes de minorités ethniques et autres à pouvoir cirer des souliers aux bords des trottoirs. Pour les autres souliers que le cuir, ces jeunes devraient être équipés de brosses et autres machineries idoines. L’hiver, ces personnes pourraient œuvrer dans le Montréal souterrain et dans les corridors du métro.

 

ü Ouvrir une école de madames et monsieurs pipi pour travailler dans toutes les toilettes publiques comme avant. Quand j’étais jeune, il en restait encore, entre autres dans une boîte de jazz rue Guy à Montréal. En France, il y en a encore!Ces personnes, en plus de cirer les chaussures des personnes visitant les toilettes, pourraient :

 

o   Faire de la prévention auprès des personnes traçant des graffitis dans les chiottes.

o   Faire de la prévention auprès des pédophiles et autres déviants qui recherchent des proies dans les toilettes, particulièrement sur les autoroutes.

o   Essayer de limiter les ablutions générales des musulmans utilisant les toilettes publiques pour exécuter leurs prières en leur expliquant qu’ils devraient demander des lieux spéciaux à l’épreuve de l’eau.

o   Empêcher les fumeurs de contourner les lois.

o   Surveiller le personnel d’entretien pour qu’il nettoie bien dans les coins crasseux.

o   Etc.

 

ü Laisser les petits commerçants vendre des aliments sur les rues ainsi que des produits d’artisanat. Si les musiciens ont droit de jouer dans les métros, les artistes devraient pouvoir vendre leurs œuvres. L’art culinaire inclus! 

 

ü Permettre aux prêtres de vendre des reliques dans les lieux publics puisque les églises ne font plus partie des itinéraires des fidèles.

 

ü Construire de petites cabanes sans fenêtres in situ pour loger les personnes intéressées à récupérer tout ce qui peut être récupéré dans les décharges publiques et sauvages. Par sauvages, je ne veux pas dire amérindiennes mais sans permis.Pour les bébés et enfants de ces personnes, des intervenantEs en camping-cars pourraient prodiguer les soins, l’école, etc. On a affaire ici à un juteux filon d’emplois!

 

ü Encourager des jeunes à s’acheter à crédit des charrettes pour aller de porte à porte ramasser tout ce qui traîne chez les gens : vieux vêtements, souliers, bouteilles, canettes, etc. Revenir à la tradition des guenilloux qui, à en croire certains, seraient devenus millionnaires dans certains cas.

 

Voilà M. Harpeur! Vous ne direz pas que le Kanada manque d’idées!    

[vous devez comprendre que je veux ridiculiser m. harpeur et n’ai pas de préjugés à l’égard de quelque ethnie, peuple ou religion que ce soit] 

Barack organisateur communautaire!!! janvier 9 2009

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Lorsqu’en 1983 Barack décide de devenir organisateur communautaire (oc), il croit que le changement doit venir de la base et que c’est la raison pour laquelle il faut la mobiliser.[1]

À ses yeux, le statut de membre d’une communauté vient par l’organisation, par le sacrifice partagé. Il est « important de mobiliser les pauvres et de redistribuer les richesses à la communauté.[2]»

Voici ce que Marty Kauffman, celui qui embaucha Barack comme oc lui dit dès le départ : « …Mais il y a sûrement quelque chose. Ne le prenez pas mal : la colère c’est obligatoire pour faire ce boulot. C’est la seule raison qui pousse quelqu’un à s’engager là-dedans. Les gens bien dans leur peau trouvent un boulot plus calme.[3]»

Barack allait travailler dans le South Side de Chicago longeant le lac Michigan[4]. Principalement auprès de la population noire de cette région. Il aborde de front la question raciale entre Noirs et Blancs.

Le patron de Barack lui explique que ça va être long avant que des usines se reconstruisent dans cette zone urbaine et qu’ « En attendant, on a juste besoin de stopper l’hémorragie et de donner aux gens des victoires à court terme. Quelque chose pour montrer aux gens tout le pouvoir qu’ils obtiennent quand ils arrêtent de se battre les uns contre les autres et qu’ils se regroupent  contre leur véritable ennemi. – Et qui est-ce? [demanda Barack] Marty haussa les épaules.

Les banques d’investissements[5]. Les politiciens, les gros lobbyistes.»[6]

Le ton est donné pour la mission de Barack et il aura vraiment à contrer les divisions entre les gens, les sous groupes, les rues différentes, etc.

Barack nous dévoile une des techniques de base de l’organisation communautaire : « [Marty] me donna une longue liste de personnes à aller interroger. Découvrir leur intérêt particulier. C’est leur intérêt particulier qui pousse les gens à s’engager dans une organisation. »[7]

Un autre conseil de Marty que Barack utilisa avec brio : « Si tu veux recruter les gens, il faut que tu t’éloignes de la périphérie pour aller au centre. Que tu ailles droit à ce qui les fait vibrer. Autrement tu ne pourras jamais créer la relation qu’il te faut pour les impliquer.[8] »

Barack essuie des échecs et se demande un moment « comment faire pour raccommoder une culture après qu’elle avait été déchirée? Combien de temps cela pourrait-il prendre, au pays du roi dollar?[9] » J’ai trouvé d’une lucidité douloureuse son expression de « parfum mortel de l’échec » en organisation communautaire.

Dans ces pages, Barack remet en question le problème de l’estime de soi comme source de tous les maux. Il croit plutôt qu’il faut « de bonnes bases, et ensuite nous nous mettrons en quête de ce que nous valons à nos propres yeux. » Pour ma part, je crois qu’il faut travailler les deux questions simultanément.

Barack ne se gêne pas pour critiquer fortement le nationalisme noir qui pousse à la haine des Blancs.

Il décrit bien le problème des professionnels (policiers, psychologues, enseignants, etc.) qui travaillent dans le cadre de quartiers difficiles. « Ils finissaient par avouer une lassitude commune extrêmement profonde. Ils avaient perdu la confiance qu’ils avaient pu avoir un jour dans leur capacité à endiguer la dégradation qu’ils voyaient autour d’eux. Cette perte de confiance allait de pair avec la perte de leur pouvoir d’indignation. »[10]

L’organisation communautaire se fait beaucoup avec et autour des églises de toutes sortes aux États-Unis mais les principes de bases et plusieurs moyens d’action ressemblent aux nôtres. Barack a aussi collaboré avec des écoles.

Il est très intéressant de voir Barack accompagnant des citoyenNEs dans une action directe auprès du directeur des HLM de la ville de Chicago. On a un bon exemple de l’utilisation habile des medias d’information.[11]

Ce que Barack a ressenti lorsque l’action s’avéra une réussite semble l’avoir profondément marqué pour la suite des choses.

Plus tard, Barack ira compléter des études en droit à l’université Harvard. Il reviendra dans South Side pour offrir ses services souvent gratuitement aux personnes démunies. Et voici ce qu’il dit, entre autres, sur ces études : « Ce savoir m’aurait compromis avant, avant que je vienne à Chicago, mais je pourrais désormais le rapporter là où on en avait besoin, à Roseland, à Altgeld…le rapporter comme le feu prométhéen. »[12]  

En conclusion, je dirais que je regrette presque d’être à la retraite avec le boost que me procure M. Obama. L’organisation communautaire est un monde assez limité. Bien des profs d’université mettent l’épaule à la roue mais les encouragements viennent rarement des élus et des personnalités publiques. Elles ont presque toutes des parcours plus classiques et classistes!

Bonne lecture!


[1] Barack Obama, Les rêves de mon père; l’histoire d’un héritage en noir et blanc. Les Presses de la Cité, 2008, page 151 sur 454

[2] Idem page 153

[3] Idem page 159

[4] Allez voir avec Google maps si vous voulez!

[5] Notes de paumier : les mêmes qui sont en grande partie responsable de la crise financière qui dégénère maintenant en crise économique.

[6] Idem page 168

[7] Idem page 173

[8] Idem page 176

[9] Idem page 210. Il faut dire que nous nous posons aussi la même question au Québec, dans les grandes villes en particulier.

[10] Idem page 248

[11] Idem pp 258 et sq Je vous prive volontairement des détails de l’action pour que vous ayez le goût de lire ce livre!

[12] Idem page 293

Deux filles un beau samedi soir! janvier 9 2009

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C’était samedi soir. Je sortais rarement, mais là un pote m’avait invité à me joindre à lui à la pizzeria coin sud-est de Notre-Dame et Atwater (ne la cherchez plus! Elle a été démolie et remplacée depuis). Nous étions militants dans St-Henri. Je sortais rarement dans St-Henri pour ne pas faire de rencontres dans le quartier où nous intervenions. C’était dans les règlements de notre organisation de ne pas fréquenter les gars ou les filles des quartiers de militance. Quelque chose comme pour conserver le halo de mystère et d’intégrité. Enfin c’est comme cela que je le voyais et j’étais de la minorité à respecter ça dans ma naïveté!

« Cocaïne » jouait dans le juke box et les banquettes du resto étaient presque toutes occupées. J’étais en grande conversation avec Jacques qui me dit à un moment : « Jean-Robert, y deux filles là-bas qui me font des signes et qui semblent vouloir te parler. J’ai l’impression qu’elles envisagent une nuit plutôt excitante! Elles semblent un peu réchauffées ». Mon cœur commença à cogner fort dans ma poitrine. J’étais en manque et la moindre allusion à la sexualité me mettait dans tous mes états. Je dirigeai mon regard vers leur table qui était tout au fond. Elles étaient assises l’une à côté de l’autre.

Je les reconnus tout de suite. C’étaient deux sœurs. Elles n’étaient pas d’une grande beauté mais elles étaient charmantes et désirables. Bien pulpeuses et sensuelles. Elles avaient revêtu leurs plus beaux teeshirts pour ce samedi soir. Je leur fis un grand sourire…je me levai en disant à Jacques que je revenais tout de suite. Il me dit : « Oui, oui! Il me semble!!! Prends ton temps! »

J’arrivai à leur table et je les saluai en leur donnant la main. Elles pressèrent ma main très fort. Je leur demandai si je pouvais m’asseoir deux minutes. La plus dégourdie me répondit qu’elles avaient la nuit pour moi. Jacques avait vu juste.

Je leur demandai quelles étaient leurs projets…Elles me répondirent sans détours qu’elles m’offraient une nuit de plaisir. Je les remerciai vivement en leur disant que leur offre me touchait vraiment beaucoup mais que j’étais obligé de refuser à cause des règlements de mon organisation politique. Je leur dis que dans une autre vie, je me précipiterais avec elle dans le premier lit venu!!!

Je me levai et retournai vers la table où Jacques achevait sa pizza aux anchois. Je ne regardai pas les filles mais Jacques me dit qu’elles avaient l’air déçues.

Je me trouvais bien niais…mais je me demande encore si elles étaient envoyées par la GRC ou la mafia du sud-ouest… 

« Les rêves de mon père » par Barack Obama janvier 8 2009

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 Dans l’introduction, Barack[1] nous dit que son livre est le « récit d’un voyage personnel, intérieur, la quête d’un garçon à la recherche de son père. »[2]Le papa de Barack, Kenyan, est venu étudier à Hawaï. Il y rencontra la mère de Barack originaire du Kansas. Barack nous parle assez peu de sa mère mais beaucoup plus de ses grands-parents blancs. Il nous les présente et présente ce qu’ils lui ont laissé en héritage moral.Après l’abandon de sa mère par son père kenyan, sa mère se remarie avec un Indonésien et il va vivre avec eux en Indonésie. Il ne dit presque rien sur l’école musulmane qu’il a fréquentée mais beaucoup des travaux que sa mère lui a imposé. En effet, celle-ci l’a inscrit à des cours états-unien par correspondance. Elle exigeait qu’il se lève avec elle à 4 heures tous les matins pour faire ses devoirs et ses travaux à renvoyer aux États-Unis. Il rechignait un peu mais sa mère à maintenu le cap. À mes yeux cela explique en partie sa détermination et son courage. Beaucoup de personnes qui visent des objectifs ambitieux agissent ainsi. Jacques Attali, par exemple, auteur prolifique, ex-conseiller du président Mitterrand se levait ainsi le matin vers 5 heures pour écrire une heure ou deux. À ce prix, je ne serai jamais un auteur prolifique!!!C’est vrai que ce livre nous donne accès aux réflexions intimes de Barack. C’est la première fois de ma vie que j’accède aux pensées d’un homme noir sur le racisme et ses conséquences. Juste pour ça, il faudrait le lire et le relire.La mère de Barack lui a appris les valeurs de base et s’il les conserve, sa présidence sera remarquable : honnêteté, justice, franchise et indépendance de jugement. [3]  Barry[4] est très bien placé pour comprendre son peuple. Écoutons-le : « Niché dans le giron moelleux, déculpabilisant, de la culture de consommation américaine, je me sentais en sécurité. » Pas mal comme lucidité, non?Barack nous raconte le seul mois dans sa vie qu’il a passé avec son père à Hawaï. Ce fut trop peu et ça explique la quête que je rappelais au début de ce billet.Il nous parle de sa consommation d’herbe et d’un peu de cocaïne. J’espère que ces aveux ne lui nuiront pas mais comme ce livre était déjà écrit au moment des élections, j’imagine que non.J’ai particulièrement goûté les instants où Barack nous raconte comment il a pris conscience de son charisme auprès d’une foule. Intéressant! Je ne vous donne pas le contexte pour ne pas vous priver de ce plaisir!Une chose c-h-i-a-n-t-e dans ce livre : il est traduit par une Française qui a une bonne plume mais qui insère des termes d’argot français et traduit « community organizer » par « organisateur des communautés ». Comme si l’adjectif « communautaire » était contaminé ici comme il l’est en Europe. Pffft! Rassurez-vous, ça ne gâche pas la lecture. Sachez que la « thune » c’est l’argent.Nous pouvons entrer en contact avec les incertitudes de Barack. On le voit à New York douter de lui. Il regrette ne pas avoir de guide[5]C’était un condensé bien pâle de la première partie du livre.J’aborderai dans un autre billet la deuxième partie qui se déroule à Chicago dans le South Side pauvre longeant le lac Michigan.Je ne sais pas encore si j’aborderai ici la troisième partie qui a le Kenya comme décor. Tout ce que je peux vous dire pour le moment c’est que si vous croyiez que Barack est un assimilé, sachez qu’il connaît bien ses origines et qu’il a réfléchi sur le colonialisme.Homme prometteur ce Barack.Que l’Univers te protège!


[1] Comment ne pas fraterniser avec cet homme si sympathique et raisonnable! [2] Page 16 de l’édition des Presses de la Cité, 2008. ISBN 978-2-258-07597-9 [3] Idem page 68 [4] C’est comme ça que plusieurs de ses proches l’appelaient. [5] Idem page 140

Mon cher Barack!!! janvier 7 2009

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J’ai espéré comme vous durant la lutte à la direction du parti démocrate, l’âne états-unien[1]. À un moment j’ai pensé que je ferais mieux d’appuyer Hillary car elle aussi pourrait être la première femme à atteindre la présidence comme Barack pourrait être le premier Noir à devenir président. Mais j’avais trop peur qu’il soit descendu par quelque fou téléguidé par des extrémistes de droite reliés à…        Mon évaluation bien amateure de l’évolution des États-Unis me donnait Hillary présidente probable à cause de la maturité du mouvement des femmes aux États-Unis et ses avancées incontestables.

Je suis content de m’être trompé d’autant plus que Barack a eu le génie d’en faire une partenaire responsable des relations extérieures des États-Unis, un poste d’une importance capitale pour le positionnement du pays sur la planète, il va sans dire!

Mon attention a été attirée puissamment du côté sud de la frontière lorsque Barack l’a emporté sur Hillary. J’ai derechef craint pour sa vie. Tout au long de la campagne présidentielle contre le Vieil Homme[2] j’ai porté la même crainte. Je le reconnais, j’ai manqué de confiance envers les États-Uniens ou plutôt je craignais trop le complexe militaro-industriel des États-Unis et sa propension à éliminer l’opposition réelle.

La soirée des élections, le 4 novembre, en fut une de liesse et d’incrédulité. Voir Jesse Jackson et Oprah Winfrey pleurer de joie en pleine télé au beau milieu de la foule acclamant Barack, c’était trop pour moi. J’ai aussi pleuré de joie.

Je me suis dit que je n’allais pas arrêter les choses là! Je savais qu’il avait été organisateur communautaire dans le South Side de Chicago, près du Lac Michigan. Pour la première fois de ma vie je voulais tout savoir de ce politicien états-unien qui me donnait tant d’espoir de changement profond et durable. Aucun autre ne m’avait autant interpellé, sauf Robert Kennedy mais ma passion pour la politique n’était pas encore éclose!

Je viens donc de terminer le premier livre écrit par Barack. J’en ferai la revue dans un futur billet. Mais laissez-moi vous dire que je suis encore plus piqué, plus intéressé, avide de savoir, captivé et insatiable…et tous les synonymes ne suffiront pas à décrire ma fébrilité!



[1] La mascotte du parti républicain est l’éléphant.

[2] Je fais exprès pour nommer McCain ainsi car c’est comme cela que Barack en est venu à parler de son père. C’est sa sœur Auma, un peu plus âgée que lui et née d’une autre mère qui nommait leur père ainsi.

Quels beaux souvenirs, ces pratiques du midi! janvier 7 2009

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À tous les midis, nous mangions à la six-quatre-deux pour aller jouer au ballon volant au gymnase du collège. Au début, nous étions juste une bande d’amis qui avaient commencé à jouer ensemble grâce à un cours de gymnastique. Nous jouions 5 jours par semaine même si les mardis et les jeudis après-midis nous avions congé. Par contre, nous ne jouions pas le samedi midi même si nous avions des examens hebdomadaires, la « sabbatine » le samedi matin.

Il y avait le grand Gilles, André, Jean-Claude…et j’oublie les autres. À un moment donné, notre prof de maths, Thomas Déri, nous remarqua et se mit à nous « coacher » informellement. Nous acceptions ses conseils, critiques et consignes car il nous avait dit avoir été entraîneur d’une équipe de haut niveau en France. Autant nous avions des problèmes avec lui en maths autant nous l’aimions en entraîneur.

Un beau jour, il nous arriva avec une offre de constituer l’équipe officielle du collège et d’affronter les équipes du réseau collégial. Nous acceptâmes avec passion! À partir de ce moment, tout se précipita et nous pratiquions non seulement le midi mais aussi à tous les après-midi après la fin des cours.

Nous n’étions pas des champions. Nous jouions par amour du jeu. Nous  gagnions et perdions des parties.

Ça fait partie de mes plus beaux souvenirs!

Ce M. Déri est le même qui je ne sais plus en quelle année est devenu le directeur du salon du livre de Montréal et l’est resté plusieurs années. Je l’ai perdu de vue de même que mes camarades de collège. Tiens, je vais essayer de les retrouver!

L’interminable et inacceptable conflit entre Israël et la Palestine janvier 7 2009

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Jecrois qu’à long terme et considérant que cette guerre dure depuis trop longtemps,la seule voie possible, c’est d’EXIGER de la part de l’ONU une force d’interposition armée entre Israël et la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Les Forces israéliennes et palestiniennes devraient être totalement désarmées à au moins 2 kilomètres de toutes les frontières entre les deux pays (oui, je sais, la Palestine n’est pas encore un État mais elle le deviendrait dans le processus et TRÈS rapidement.)

Toute personne trouvée armée dans ce no man’s land serait arrêtée et expulsée du territoire autant palestinien qu’israélien.

Tout lancement de roquettes, missiles ou autres, de part et d’autre, serait suivi de missions de recherche et destruction. Ces missions seraient composées de forces internationales et de Palestiniens du côté de la Palestine et de forces internationales et d’Israéliens du côté israélien.

Il est entendu que tout projet de colonisation serait stoppé et que toute colonie présente en Palestine serait démantelée dans les 2 ans après l’imposition de ce plan.

Quant à la ville de Jérusalem, les zones contestées seraient étroitement surveillées et les deux communautés y auraient accès en alternance seulement : par exemple, les Israéliens le samedi et les Musulmans le vendredi.

Qui dit mieux?

Je suis sûr qu’il y a mieux!!!

Allez,un petit effort!  

 

Quand les photos parlent! janvier 7 2009

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J’ai terminé avant Noël « Une histoire du Québec en photos » de Hélène-Andrée Bizier. Ce livre relié a été publié aux éditions Fides en 2006. Il compte plus de 300 pages.

Un vrai plaisir! J’ai tout regardé, tout lu goulûment comme si j’avais été en manque de connaissance. Je me suis rendu compte que c’était le premier livre imprimé que je lisais depuis quelques années. Les autres, je les lisais sur l’Internet depuis que j’ai découvert ce vecteur révolutionnaire en 1996.

N’allez pas croire que l’auteure a trouvé des photos de Champlain ou de Louis Hébert! La date « officielle » de l’invention de la photographie est 1839. J’ignore pourquoi l’auteure n’a pas inséré de photos et de chapitre antérieurs à 1899.

On peut voir le pont de Québec après la catastrophe de son effondrement, la première voiture des biscuits Christie qui sont si bons! (nenon, je ne reçois rien pour cette pub gratuite!), un échafaud en 1902 dans la cour de la prison de Hull [aujourd’hui devenue Gatineau].

On peut aussi voir des photos intéressantes d’hommes et de femmes publics québécois. Henri Bourassa et sa femme entourés de leurs nombreux enfants, Wilfrid Laurier, etc. Ce qui m’a beaucoup frappé dans la première partie de ce livre, ce sont tous ces domaines où les Québécois, voire les Montréalais ont été les premiers dans leur domaine au Canada et aussi en Amérique : le cinéma de M. Ouimet, le Ouimetoscope; le policier Étienne Desmarteaux qui fut le premier Québécois et Canadien à décrocher une médaille d’or aux jeux olympiques depuis leur renaissance. À la décharge de ses chefs de l’époque, il a dû aller en cachette aux jeux d’été de Saint-Louis au Missouri en 1904. Il a dominé dans l’épreuve du lancer du poids. Heureusement que nous lui avons consacré un centre sportif!

Mme Bizier ne manque pas de souligner justement le rôle des femmes dans la société québécoise. Le rôle de Mme Steinberg à l’origine de l’empire aujourd’hui englouti par Provigo et Métro. Le rôle d’Alexina Godon-Croteau surnommée la Maria Chapdelaine d’Abitibi; le rôle des femmes durant les deux grandes guerres, etc. J’ai été déçu du rôle négatif de certains intellectuels québécois lors de la lutte des suffragettes pour obtenir le droit de voter.

J’ai appris davantage sur la première partie des années 1900 puisque je n’étais pas né. Les photos et le texte de 1950 à 2006 m’ont permis de me rafraîchir la mémoire.

Je recommande chaleureusement ce livre que ma petite amie Lili m’a donné pour mon anniversaire cette année. Quel beau cadeau! Vous y découvrirez tout plein de trésors inestimables!

Ah comme cette langue est belle! janvier 7 2009

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J’ai une amie qui est bien spéciale! Pour parler d’une personne un peu bizarre, elle dit qu’elle n’a pas la lumière à tous les étages!!! Mignon, non? Elle s’appelle Vivi.
Il y a Mymi aussi qui disait : « Le cou est la partie du corps humain la plus fragile car beaucoup de gens meurent sur le coup. » Drôle!
Qui a dit que la vie c’est comme dessiner sans gomme à effacer? Une fois qu’une chose est vécue elle est, à sa façon, ineffaçable!
Je me dis souvent qu’il est amusant que dans une époque où les instruments de mesure sont si précis que la démesure soit si grande! Mais sans démesure, les instruments de mesure seraient inexistants.
Maxime, un ami, avait eu une expression heureuse : « On n’est pas venus jusqu’ici déguisés en chou-fleur pour se faire bouffer le cul par des lapins! » Je l’ai compris comme un commentaire amer sur les exigences de la vie.
Mymi avait eu la bouche heureuse lorsqu’elle avait fait cette trouvaille : « nous nous sommes connus sur Internet. Depuis ce temps nous prions Saint Ernet! »
J’ai l’intention de dire bientôt à ma chérie que ma vie n’était qu’un brouillon avant elle.
J’avais un neveu, Baptiste, qui disait que : « Les papillons sont des couleurs qui volent. » N’est-ce pas génial! Il était petit!
J’ai entendu dans la bouche d’Émilie qui parlait d’un médecin qu’elle n’avait pas aimé : «Pense-t-il que j’ai un Q.I d’acarien. » loll
Prenez-le comme vous le voulez mais je suis un obsédé textuel!

Accident écologique ignoré janvier 7 2009

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Nous sommes tous dans le CLSC qui était situé à ce moment au 3130 de la rue Ste-Catherine Est à Montréal vers 1976. Tout-à-fait pas hasard nous étions en réunion de l’équipe santé au travail du CLSC.
À un moment donné, une odeur étrange envahit la pièce. Nous avions tout à coup de la difficulté à respirer. Pendant que des membres de l’équipe se précipitaient au téléphone pour avertir les autorités compétentes, deux membres de l’équipe sortirent et allèrent sur les rues environnantes voir comment les citoyens vivaient la chose.
Quelques personnes ont été incommodées de façon importante et se sont rendues à l’hôpital.
Nous avons finalement trouvé la source du problème: une compagnie de récupération de métal avait broyé par erreur une bonbonne de mercaptan. Ce dernier est le gaz qui est mélangé au gaz naturel de façon très parcimonieuse pour lui donner l’odeur que nous connaissons au gaz naturel. Comme le gaz naturel est inodore, cela permet aux citoyens de détecter les fuites quand il y en a.
La quantité relâchée subitement dans l’air a envahi rapidement l’ouest du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Heureusement qu’il ne s’agissait pas d’autres produits qui étaient manipulés à l’époque dans d’autres entreprises du quartier. Des centaines de morts auraient pu être alors occasionnées.
Nous cohabitons avec des risques que nous ne connaissons pas. On va venir nous parler d’urbanisme à la ville de Montréal? Quel ridicule!

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